dimanche 23 mai 2010

8 - Beverly Hills, Love and Lust


нαριтяє 8 : єνєηтƒυєνєηιηפ

~xXx~

Song : What Goes Around...Comes Around – Justin Timberlake

http[:]//www[.]youtube[.]com/watch?v=mbnbWvj0nK8

~xXx~

Je m'extirpai avec soulagement du taxi qui m'avait conduit jusqu'à Sunset. Le chauffeur n'avait pas arrêté de me reluquer à travers son rétroviseur. Cela m'avait mis affreusement mal à l'aise. Mais à quoi devais-je m'attendre habillée de la sorte ? J'avais laissé la robe en cuir au placard, optant plutôt pour une mini-jupe en cuir, un bustier noir et les cuissardes achetées avec Alice.

Evidemment, je savais que je me mettais une nouvelle fois en danger en endossant mon costume de prostituée. Mais comment obtenir des réponses autrement ? On ne me dirait rien en tant que Bella Swan, la gentille fille, fraîchement débarquée de Forks. Si je voulais entrer dans ce monde, il fallait bien y appartenir… ou du moins le feindre !

Sunset en plein jour rendait tout autrement. C'était une rue comme une autre. Des touristes, des gens pressés, des retraités et des putes… beaucoup moins que la veille.

J'avais l'impression de faire tâche mais je ne me laissais pas démonter pour autant. Je repérai une de mes 'consœurs' et me dirigeai rapidement vers elle. Elle me dévisagea de la tête aux pieds.

« Salut ! »

« Désolée je partage pas ! Trouve-toi un autre endroit pétasse ! » Cracha-t-elle aussitôt.

« Oh… euh nan… Je… j'ai déjà un emplacement. » Je tentais de rattraper le coup. Si je me faisais rembarrer à chaque fois, ça n'allait pas le faire. « J'ai rendez-vous avec une amie. Renée Swan ça te parle ? C'est une ancienne ? »

Une ancienne… ou peut-être une retraitée !

« Crois-moi ma petite, je connais beaucoup d'anciennes et aucune ne porte un nom aussi ringard que Renée ! C'est anti-sexe ! »

Je commençais vraiment à croire qu'elle avait raccroché son tablier… ou qu'elle avait vraiment changé de nom. Et si c'était le cas, j'allais une nouvelle fois devoir repartir de zéro ou presque.

J'étais sur le point de dégainer la photo de ma mère mais mon interlocutrice s'avança vers une voiture qui venait de s'arrêter. Elle échangea quelques mots avec le chauffeur et grimpa dans le véhicule.

On ne se décourage pas Bella et on continue !

Je repérai presque aussitôt une nouvelle cible et m'empressai de marcher jusqu'à elle. Il ne fallait pas que je tourne autour du pot.

« Salut ! Est-ce que tu connais cette femme ? » Lui demandai-je en lui mettant le cliché sous le nez.

Elle regarda la photo quelques secondes.

« Jamais vu ! » Fit-elle simplement.

Je la remerciai et continuai mon chemin.

Au bout d'une heure et quelques kilomètres, j'avais interrogé une bonne vingtaine de prostituées. Sans résultat.

Je commençais à fatiguer et songeai sérieusement à m'arrêter pour aujourd'hui. Puis, j'en vis une autre juste devant moi. Une petite dernière pour la route.

"Hé !" La hélai-je. Elle se retourna et me toisa.

"Les putes de luxe c'est pas ici !" Me lança-t-elle de sa voix éraillée.

Wow pute de luxe ! J'avais pris du grade en une journée ! Devais-je me sentir flattée ? Non, définitivement non !

Je me dépêchai de lui montrer la photo avant qu'elle ne me file elle aussi entre les doigts.

"Cette femme, vous l'avez déjà vu quelque part ?"

Elle jeta à son tour un rapide coup d'œil, plissa ses lèvres peintes en orange puis secoua la tête.

"Non. En même temps on voit tellement de monde passer ici. C'est une collègue ?"

"Euh... Il semblerait."Hésitai-je.

Une voiture s'arrêta à notre hauteur et je m'empressai de m'éloigner.

"Ce sera quoi pour toi mon beau ?" L'entendis-je susurrer.

"Avec toi que dalle, je veux ta copine."

Oh bordel, et c'est reparti...

La voiture avança jusqu'à moi et le type m'adressa la parole.

"C'est combien ?"

"Je... C'est ma pause !" M'écriai-je en accélérant mes pas.

"Oh dommage, pour une fois qu'on avait du frais..." Il me dépassa et partit tenter sa chance auprès d'une autre fille.

Si ma carrière de barmaid ne décollait pas je savais ca qu'il me restait à faire.

Tandis que je me morfondais encore en pensant à ce nouvel échec, je vis soudain sortir un couple d'un des hôtels et mon sang se glaça aussitôt.

Edward Cullen fier comme un paon, tenait par la taille une grande femme blonde d'une quarantaine d'années. J'eus envie de vomir en songeant que j'avais une nouvelle fois failli coucher avec cet espèce de dingue ! Le doute n'était plus permis désormais. Il vendait son corps à des femmes, de préférence blondes et d'une certaine prestance.

Je tournai les talons et fis demi-tour lorsque je reconnus sa voix m'appeler par mon prénom.

"Isabella !"

Je l'ignorai mais il me rattrapa rapidement. Sa main saisit mon bras et il me tira vers lui.

Il portait une chemise blanche dont le col avait été relevé et qui faisait ressortir son teint délicieusement hâlé. J'imaginai que le jean noir qu'il portait sublimait ses fesses parfaites...

"Isabella, qu'est-ce que tu fous encore ici ?" Il était furieux, ses yeux lançaient des éclairs.

"C'est Belinda ! Pas Isabella, ducon ! Qu'est-ce que ça peut te foutre ! T'as peur d'avoir de la concurrence ? Tu tapes dans les mecs aussi ?"

Il leva les yeux au ciel avant de m'engueuler. "Rentre tes griffes de chatte en chaleur et fous le camps! Je t'ai déjà dit que c'était pas un endroit pour toi !"

"De chatte en chaleur ? C'est bien ce que tu as dit ? Tu te fous de moi, Monsieur-je-me-contente-pas-de-baiser-mes-clientes !"

Il raffermit sa prise et me rapprocha de lui. "Dégage ! C'est une question de sécurité !"

"Je ne t'ai pas demandé de me protéger Cullen !"

Après ma nouvelle déconvenue je crevai d'envie de me barrer de ce quartier dégueulasse mais je ne pouvais maintenant me résoudre à lui obéir.

Je cherchai une solution et ne pris pas garde à la photo que je tenais encore dans ma main. Elle tomba soudain sur le trottoir et je m'empressai de la ramasser.

Hélas, Cullen fut plus rapide que moi.

"Qui est-ce ?" Me demanda-t-il en observant le visage de Renée.

"Ça ne te regarde pas ! Rends la moi !"

"Pas avant que tu me dises de qui il s'agit."

"Tu sais quoi, va te faire foutre !" M'écriai-je excédée, paniquée, au bord de la crise de nerfs.

Je le bousculai non sans avoir violemment tiré sur la photo. Un coin du papier glacé resta dans sa main mais je ne m'en émus pas. Je filai en courant vers les frontières de Sunset pour échapper à ce nouveau désastre et me retrouver en sécurité.

La chance n'était décidément pas avec moi. Mon séjour ici allait rapidement tourner court. J'imaginai la tête d'Alice lorsque je lui annoncerai dans quelques jours que je partais.

o*o*o*o*o*o*o

"Non Tom ! Nooooooon c'est pas un déguisement !"

La voix de mon amie traversa le double-vitrage des fenêtres. J'attendais qu'elle m'ouvre mais en vain, elle devait être aux prises du joli cadeau que Rosalie nous avait laissé en partant.

Je finis par rentrer et tombai sur le gosse perché sur son beau canapé design, un foulard Hermès noué sur la tête et un soutien-gorge autour du cou.

Mais comment Alice avait-elle fait pour se laisser déborder à ce point ?

"Alice ?" L'appelai-je. "Où es-tu ?"

"Oh mon dieu !" L'entendis-je gémir.

Je rentrai dans son dressing devenu en l'espace d'une demi-journée un vrai champ de bataille.

"Mais... mais enfin il s'est passé quoi ici ?"

Ses accessoires dégueulaient des tiroirs, sa penderie avait l'air d'avoir subi une déflagration, sans parler de son meuble à chaussures...

"Il... Il en a eu assez de la télé... Il m'a demandé si j'avais des trucs cools dans ma maison..." Pleurnicha-t-elle.

Je craignis le pire.

"Mon dressing est le truc le plus cool du quartier, non ?" Continua-t-elle. "Alors je lui ai montré et il a voulu voir les trucs colorés de plus près... J'aurai dû me méfier bordel ! Mais j'ai pensé que Rosalie en bonne californienne l'avait initié aux... aux belles choses !"

"Mais Alice, c'est un gosse !" M'exclamai-je encore hallucinée par la naïveté de mon amie.

"Il a voulu se déguiser ! Un truc de pirate !" Elle se prit la tête dans les mains.

"Allez je vais t'aider à ranger. Commence, j'arrive !"

Je la laissai au milieu de son bazar et retournai dans le salon.

"Tom ? viens un peu par là !" Lui lançai-je en me montrant le plus sévère possible. Le gamin s'éjecta du canapé et bondit vers moi.

"Tu es déguisée toi aussi ?" Me demanda-t-il en regardant ma tenue.

"Euh... ! "

Merde...

"Tu aimes les crêpes, Tom ?"

"Oh voui, maman elle veut jamais m'en faire, elle dit que c'est pas bon pour les fesses !"

Pourquoi est-ce que ça ne m'étonnait pas...

"Bien. On enlève nos déguisements et on fait des crêpes ? Ça te va ?"

Il parut réfléchir quelques secondes. "Okay !" Trancha-t-il enfin.

Je soufflai. Trop facile !

Alice avait vraiment un problème avec les mômes ! Elle devait franchement m'en vouloir de l'avoir laissé seule avec ce spécimen.

Je me dirigeai à nouveau vers le dressing pour lui annoncer le deal. Avec un peu de chance sa détresse l'aurait empêché de voir les fringues que je portais...

« Merci Bella ! » Soupira-t-elle en se laissant tomber sur son lit. « Tu me sauves la vie ! J'étais au bord du suicide ! Je te jure que Rosalie va m'entendre ! »

« Bon… je vais m'occuper du Razmocket qui squatte ton salon… Ça va aller pour le rangement ? » M'enquis-je ?

Elle se redressa. « Je préfère ranger que de devoir affronter cette terreur sur pattes une nouvelles fois ! » S'exclama-t-elle.

J'étais sur le point de sortir de sa chambre lorsqu'elle m'interpella.

« Isabella Marie Swan ! »

Eh merde…

« Oui ? » Fis-je innocemment après m'être retournée.

« Toi tu es retournée à Sunset ! » Déclara-t-elle sûre d'elle.

« Quoi ? Mais nan ! Pourquoi tu dis ça ? » Me défendis-je alors que je savais très bien que c'était peine perdue.

« Mais bien sûr ! Prends-moi pour une bille ! Les cuissardes c'est pour tailler les rosiers peut-être ? »

« Des crêpes ! Des crêpes ! Des crêpes ! » La petite voix de Tom nous parvint depuis le salon.

« On en reparlera plus tard ! File t'occuper du gosse ! »

Sauvée par le gong !

-xXx-

Après avoir retiré mes immondes bottes et débarrassé Tom de son déguisement, j'enchainais sur la préparation des crêpes. Le petit attendait impatiemment que je lui serve la première tout en zieutant le pot de Nutella.

Je lui en préparais une dizaine qu'il engloutit sans ciller. Il s'en mis cependant partout un passage vers la salle de bain était plus que nécessaire.

Il resta étonnement calme alors que je le débarbouillais. Alice n'avait décidemment pas la fibre maternelle.

Au moment où nous sortions de la salle de bain, quelqu'un frappa à la porte. Alice ne devait pas l'avoir entendu depuis son dressing. Je décidai alors d'ouvrir à sa place. Elle ne m'en voudrait probablement pas.

« Salut Bella ! »

Rosalie entra dans l'appartement. Elle semblait vraiment speed.

« Bon sang ! J'ai passé une journée de dingue. Je ne pensais pas que mon rendez-vous me prendrait autant de temps ! Ça s'est bien passé ? »

« Euh… Si on veut… »

« Quoi il n'était pas sage ? » S'enquit-elle.

« Euh… »

Elle ne me laissa pas le temps de répondre. « Où est Alice ? » Demanda-t-elle.

« Dans son dressing… elle range suite au passage de la tornade Tom ! »

« Oh merde… ça craint ! »

« Plutôt oui… Elle est furax ! Pour ça… et parce que tu ne lui as rien dit pour Tom… Si tu veux un conseil, barre-toi avant qu'elle te choppe ! »

« Ouais t'as raison ! Merci Bella. » Elle posa son regard sur le petit. « Allez viens Tom, on rentre ! »

Lorsqu'ils furent partis tous les deux, j'allais rejoindre Alice dans son coin de Paradis qui reprenait forme tout doucement. C'était à mon tour maintenant de m'éclipser sans avoir à donner d'explications.

« Où est le gamin ? » Demanda-t-elle alors qu'elle était en train de classer ses strings par couleur.

« Rosalie est passée le récupérer. »

« QUOI ? » s'écria-t-elle. « La salope ! Elle s'est barrée sans explication ! Je te promets qu'elle ne va pas s'en sortir comme ça ! »

Je n'avais aucun doute là-dessus. Je n'avais fait que retarder la sentence de Rosalie.

« Bon Alice, j'y vais… Je dois me préparer pour bosser… »

« Tu ne crois quand même pas sérieusement que je vais te laisser filer ! »

Décidemment, il était quasiment impossible d'échapper à Alice Brandon.

Je soupirai.

« Alice… Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Pour l'instant, je n'ai pas d'autres pistes… Et puis, ce n'est pas comme si je ne t'avais pas prévenu. » Me justifiai-je.

« Je me fais simplement du souci pour toi Bella. »

« Je sais… mais c'est une discussion sans fin… » Concluais-je. « A plus tard Alice. »

Je la gratifiai d'un sourire timide avant de quitter la pièce.

-xXx-

Je n'avais même envie d'imaginer dans quel état j'allais finir mon service. Il y avait foule au bar ce soir là. J'avais presque du mal à atteindre le comptoir à chaque fois que je devais chercher une commande.

« J'en peux plus ! » Lançai-je à Angela.

« Et ce n'est que le début ma belle. »

« Ne me dis pas ça Angie ! J'ai déjà les pieds en compote ! J'ai l'impression de gérer la salle toute seule ! » Désespérai-je.

« C'est vrai ça ! Où est cet imbécile de Newton ? » Demanda-t-elle en scannant la salle du regard.

"Quel con ce mec ! A part faire le boulet à longueur de soirée et draguer des gamines, on peut rien lui demander !" Renchéris-je.

Je m'apprêtai à me noyer à nouveau dans la masse lorsqu'Angela me héla.

"Bella, on a plus de sirop de coco, tu veux pas sur le chemin passer dans la réserve ?"

"No problem !" Lui criai-je en me frayant un passage parmi les clients.

Je servais deux commandes puis tentai de progresser jusqu'à l'autre bout du bar. L'air frais de la réserve me fit du bien et je soufflai quelques secondes avant de chercher la bouteille dont ma collègue avait besoin. Je pressai le bouton de la lumière puis m'arrêtai, surprise d'écouter des bruits étranges. Une sorte de 'ploc' agrémenté de gémissement. Je contournai les rayonnages et fis soudain face à un spectacle à gerber. Newton, le pantalon et le slibard baissé tenait ce que j'imaginai être son pénis et le branlait frénétiquement. J'eus un haut le cœur mais ne pus m'empêcher de guetter le moment où il lâcherait la bête.

"Putain de merde !" Grogna-t-il en m'apercevant.

Il agrippa son pantalon des deux mains pour le remonter et j'eus le temps de voir qu'il était monté comme une souris !

J'éclatai de rire comme il me lançait un regard mauvais. "Quoi ?"

"Et c'est avec ça que tu comptais me faire jouir Newton ! C'est une blague ?"

"Va te faire foutre !" Me répondit-il en finissant de se rebrailler.

Il me bouscula et fondit vers la sortie tandis que je riais encore.

Bon sang, ça m'avait fait un bien fou de rire à gorge déployée. J'avais hâte de raconter ça à Angela. Je sais que ça n'était pas très sympa mais… on parlait de Newton et de son engin de compèt… alors je n'allais pas me gêner. Il m'avait déjà assez fait chier !

J'attrapai une bouteille de sirop de coco et ressortis de la réserve. Le temps de me retourner et je croisai le regard incandescent de Edward-bordel-arrête-de-me –faire-fondre-avec-ce-putain-de-regard-Cullen.

Après l'épisode de cet après-midi, je n'avais aucune envie de me confronter à nouveau à lui. Cela allait forcément se terminer en engueulade. J'avais fini par comprendre que c'était notre seule manière de communiquer… ou presque.

Je m'empressai de me diriger vers le bar, faisant en sorte d'emprunter un chemin me permettant de l'éviter. Mais Cullen réussi à se faufiler dans la foule et je me retrouvai en face de lui malgré ma tentative d'évasion.

« Qu'est-ce que tu veux… encore ? » Soupirai-je.

« Je sais ce que tu cherches ! »

« Tiens donc ! » M'exclamai-je. « Et qu'est-ce que je cherche ô grand gigolo de Sunset ? »

« Très drôle ! » Fit-il sarcastique.

« Je suis une fille pleine d'humeur… Si tu te montrais plus sympa tu aurais pu le constater. » Répliquai-je.

Il me dévisagea. Apparemment, il n'avait pas apprécié ma remarque.

« Bon… sérieusement… » Continuai-je. « Quelle est ta théorie ? »

« Tu es à la recherche de ta mère. »

Je restai bouché bée une fraction de seconde. « Mais… co-comment ? » Balbutiai-je.

« La photo. » Répondit-il simplement.

Décidemment, ce mec m'étonnait de jour en jour. Il était peut-être moins con qu'il n'en avait l'air.

« Laisse-moi t'aider Isabella. »

« Quoi ? » J'étais en pleine hallucination. « Pourquoi tu ferais ça ? »

« Parce que tu n'arriveras à rien toute seule… et je m'en voudrais s'il t'arrivait quelque chose. Je connais ce monde Isabella…»

Je le dévisageai, dubitative.

Je ne savais pas quoi dire. Il m'avait surprise. Est-ce que je pouvais lui faire confiance ? En échange de quoi ?

« Je suppose qu'il y a une contre partie… Tu dois pouvoir y trouver ton compte… Je ne peux pas croire que tu fasses ça juste pour ces raisons-là ! »

« Evidemment Isabella ! Une bonne pipe devrait faire l'affaire. »

« Connard ! » L'insultai-je avant de me détourner de lui.

Mais il me retint par le poignet m'empêchant de m'éloigner.

« Je plaisantai Isabella… Je ne veux rien en échange alors… accepte ! »

Nous nous observâmes un moment, ne décrochant pas nos regards l'un de l'autre. Il y avait dans ses yeux une lueur que je ne lui connaissais pas et qui me poussait à lui faire confiance.

« D'accord. » Finis-je par céder.

Là-dessus, je m'éloignai. Angela devait commencer à s'impatienter.

"Bella, ça va ?"

"Euh ... Oui!" Tentai-je de la rassurer.

J'étais troublée par ce qui venait d'arriver. Le gigolo et mec le plus sexy de la Californie m'avait proposé son aide, il y avait forcément anguille sous roche...Et pourtant… j'avais accepté… j'avais du mal à me suivre par moment… lui aussi d'ailleurs.

Mes pensées furent interrompues par un Emmett déchaîné qui bondit sur le comptoir, un micro à la main.

Alice venait d'arriver près de moi, habillée comme si elle s'apprêtait à assister à la cérémonie des oscars.

Elle tenta de me dire quelque chose mais je ne pus saisir ses propos dans le brouhaha et la musique.

"Mesdames et messieurs ! Mais surtout Mesdames !" Il gratifia les filles en dessous de lui d'un clin d'œil.

"Pour votre plus grand plaisir, et parce que vous êtes vraiment formidables, le patron vous fait son show !"

Wow !

Une clameur s'éleva dans la salle alors que mon boss ouvrait sa chemise sur ses pectoraux d'acier. Il saisit des bouteilles sur le comptoir, un shaker et commença à jongler avec le tout.

Encore un que Tom Cruise avait brillamment inspiré... Mais Emmett se débrouillait bien et ce à quoi il s'adonnait avait de la classe.

Angela s'approcha et hurla dans mes oreilles. "Tu es bonne pour fermer ce soir, sa gonzesse va encore lui péter un scandale !"

La température monta d'un cran à mesure qu'il se déhanchait. La foule se massait près de lui et j'en profitai pour débarrasser les tables désertées.

Emmett continuait son cirque et je me marrai en ramassant les verres et les ramequins de tapas. Je relevai la tête et mon regard tomba soudain au fond de la salle. Sur les banquettes en cuir, Cullen tenait par la taille une belle brune pulpeuse.

La trentaine passée, habillée de façon chic, elle correspondait une nouvelle fois au profil de toutes celles que j'avais déjà vu graviter autour de lui.

Il vit que je l'observai mais détourna rapidement les yeux pour se concentrer sur... sa cliente ?

Je rejoignis le comptoir, le cœur au bord des lèvres. Comment pouvais-je maintenant douter de ses activités professionnelles...

Alice se rua sur moi et me fis signe de regarder à l'entrée du bar. Jasper venait d'entrer en compagnie d'un type aussi canon que lui.

« Le type avec Jasper ! Je le connais ! C'est Paul mon avocat ! » M'apprit Alice.

Je jetai un nouveau coup d'œil vers les deux hommes. Le fameux Paul repéra presque aussitôt Alice et lui fit un signe de la main.

« C'est le moment où jamais ! » S'exclama-t-elle.

Le petit lutin se dirigea vers les deux hommes… évidemment, l'occasion était trop belle. Elle avait flashé sur le Hot Doc' depuis si longtemps déjà. Elle salua son avocat puis porta toute son attention sur Jasper. Si nous étions dans un Manga, mon amie aurait eu de gros cœurs rouges à la place des yeux et sa langue toucherait le sol…

Alice me ferait toujours rire. Elle était unique et j'étais bien contente de l'avoir. J'espérai vraiment qu'elle allait pouvoir avancer avec Jasper ce soir. Elle méritait de trouver quelqu'un de bien… et j'étais certaine qu'il était un type bien.

La porte du bar s'ouvrit soudainement à la volée. Lauren venait d'y entrer et elle mitrailla Emmett du regard. Ça ne sentait pas bon pour lui. J'avais un peu de mal à comprendre ce qu'il pouvait bien faire avec une pouffiasse pareille !

Elle se précipita vers ce dernier. Le pauvre ne l'avait même pas encore remarqué. Il continuait à faire son show, inconscient et joyeux. Lauren bouscula toutes les personnes sur son passage jusqu'à ce qu'elle atteigne le comptoir. Lorsque le regard de mon patron se posa sur elle, il se stoppa net.

Il se dépêcha de descendre alors qu'elle avait déjà commencé à lui gueuler dessus. Angie avait raison… j'allais être bonne pour fermer…

Ne tenant sûrement pas à se donner en spectacle, Emmett tira Lauren jusque dans la réserve pour une dispute sans témoin.

Je me dirigeai alors vers la table d'Alice. Elle venait de me faire des signes… sans aucun doute pour je prenne les commandes.

Je me faufilai à travers la foule jusqu'à ce que j'arrive à leur hauteur. L'avocat d'Alice avait les yeux rivés sur moi.

« Bella, je te présente Paul… » Fit-elle en le désignant. « Et je crois que tu connais déjà Jasper. »

Contre toute attente, le dit-Paul attrapa ma main et l'effleura de ses lèvres. « Ravi de vous rencontrer Bella. »

Evidemment, le rouge me monta presque aussitôt aux joues. J'avais toujours autant de mal à contrôler mes émotions.

« Euh… Je… Moi aussi. » Bafouillai-je.

Bella ou comment passer pour une conne – Acte un million quatre cent mille !

« Je peux prendre vos commandes ? » M'empressai-je de demander, histoire de reprendre un peu de contenance.

Alors qu'ils prenaient leur temps pour faire leur choix, je tentais un coup d'œil discret vers Cullen… Je croisais son regard une fraction de seconde avant qu'il ne le détourne.

Etait-il en train de m'observer ?

Je reportai mon attention sur Jasper et Paul.

"Une pina colada pour moi." Me lança Paul avec un sourire enjôleur.

"C'est un cocktail de filles !" S'écria Alice.

"Et alors ? Je suis un homme sensible ma chérie." Il m'adressa un clin d'oeil.

OK. Il était clair que Paul en avait après mes fesses. Jasper me sourit timidement comme pour s'excuser de l'attitude à peine cachée de son pote. La gêne passée, j'avouai être un peu flattée...

Je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'oeil vers une certaine table derrière nous et eus la stupeur d'y voir Edward, les yeux fixés sur nous, les lèvres plissés à la manière de la fois où nous nous étions rencontrés à Sunset.

Serial fucker, colérique, mystérieux... Et monsieur était en plus possessif. Ce type avait tout pour plaire.

Je l'ignorai et finis par rendre son sourire à ce cher Paul.

"Et un martini." Finis par se décider Jasper.

"Très bien messieurs, je cours vous chercher tout ça. Alice, tu continues au champagne ?"

Je me la jouai un peu trop serveuse zélée... Lève le pied Bella !

Alice eut dans les yeux cette étincelle que je ne connaissais que trop bien ; elle venait d'avoir une idée lumineuse.

"Je ne sais pas si c'est raisonnable... Je dois encore conduire après la soirée." Minauda-t-elle l'air de rien.

"Jasper, tu rentres directement ?" Intervins-je."Euh... Normalement."

"Sauf s'il a mieux à faire !" Rigola Paul en lui tapant dans l'épaule.

Alice pâlit immédiatement. Sans doute parce qu'elle imaginait que le 'mieux à faire' ne la concernait pas.

"Si Alice ne tient plus debout, tu la ramèneras ? Je finis tard ce soir."

"Oui pourquoi pas." Me répondit-il nonchalamment.

Paul me fit un nouveau clin d'oeil pour me signifier que j'avais bien manoeuvré à mon tour.

Je les gratifiai d'un sourire et repartis vers le comptoir.

Angela et Mike était débordés, je n'avais plus qu'à préparer moi-même les boissons d'Alice et compagnie...

Je jetai un coup d'oeil à la salle tandis que j'ouvrais une nouvelle bouteille de champagne. Bien sûr, c'est lui que je cherchai...

Quelle ne fut pas ma surprise de ne plus le voir à la table.

Je me concentrai sur la préparation de la pina colada lorsqu'une voix de velours, la sienne, me fit sursauter.

"Tu t'amuses bien Isabella ?" Elle était empreinte cette fois d'une pointe d'amertume.

"Plutôt. Et toi ? Tu as perdu ta sangsue ?"

Il haussa les épaules et s'accouda sur le comptoir.

"L'avocaillon te plaît ?"

Ainsi donc j'avais vu juste...

"En quoi ça te regarde ? Tu baises bien avec n'importe qui !"

"Crois-moi Isabella, les bavards c'est pas un bon plan !"

"Cullen, sois la mémoire t'est revenue et tu as des truc à me dire, soit..."

J'hésitai puis finis par parler. "Soit tu me fous la paix. Une bonne fois pour toute."

Il me regarda intensément et je tournai la tête pour ne pas me laisser hypnotiser.

Puis il partit. Vite.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

POV Edward

Le jeu commençait à devenir dangereux. Pour elle, pour moi… J'avais commencé à jouer et je n'arrivais plus à m'arrêter… Ou étais-je tout simplement sorti du jeu ? La réalité m'avait-elle rattrapé ? La partie aurait dû se terminer après notre partie de jambe en l'air… comme avec toutes les autres…

Sauf que ce n'était pas le cas. J'avais pourtant cru que je pourrais y parvenir. C'était bien parti pour. Mais lorsque je l'avais vu ce soir-là à Sunset, j'avais su que je n'y parviendrais pas. Je ressentais le besoin de la protéger… encore plus maintenant que je connaissais ses plans… Bien sûr, je savais que je prenais des risques en lui proposant mon aide mais il le fallait…

Elle avait beau être une chieuse de première… une putain de chieuse de première même… je ne pouvais pas la laisser s'infiltrer dans cet univers qui n'était pas le sien. Elle ne se rendait pas compte du danger… En l'aidant, je voulais juste la tenir éloigner de ce monde… parce que je ne serai pas toujours là pour la sortir du pétrin.

Je sortie mon iPhone de ma poche et fis défiler le répertoire jusqu'à ce que je tombe sur le contact voulu.

Je portai l'appareil à mon oreille et attendit qu'il réponde.

« Bordel Cullen ! T'as vu l'heure ? Tu fais chier ! » Pesta-t-il après avoir décroché.

« J'ai besoin de tes services Jake… »

« Merde ! Ça pouvait pas attendre demain ! »

« Tu oublies que je vis en grande partie la nuit… »

Il soupira.

« T'as besoin de quoi ? » Finit-il par me demander.

« J'ai besoin d'infos sur la mère d'une… amie. »

~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x

"Hey tout le monde! Eh ben, eh ben... que de questions et de théories! Lol! Nos lectrices ont de l'imagination on dirait! Tu trouve pas So?"

"Hum oui ! Que d'hypothèses ! Mais jusqu'où vont-elles aller ! Merci les filles en tout cas ! Vous nous faites immensément plaisir ! Vous nous boostez à mort !"

"C'est exactement ça! Vous nous boostez... et y a d'autres choses qui nous boostent aussi... Et So?"

"Ouais Ju ?"

"J'ferais bien un p'tit tour à Saigon... Edward... le chinois de l'amant(Tony version 1992 of course… )... toi... moi! Mdr! Bordel je craque! Mais j'arrive pas à me remettre de son coup de rein..."

« On aurait pas dû regarder la télé dimanche soir, Ju... Nan, nan... Tu as vu ce que nos cerveaux imaginent... Le tout dans la moiteur des nuits saigonnaises... Nom d'une bite mais on prend l'avion quand ?"

"Deux bêtes de sexe rien que pour nous deux! Huhuhu! On prend l'avion direct! »

"*remplit frénétiquement ses douze valises* Dis Ju, on appelle Bella ou on se la joue perso sur ce coup-là ?"

"Euh... attends... laisse-moi réfléchir... oh puis merde! On part sans elle! Elle se tape déjà Edward dans toutes les fictions! Faut pas déconner non plus! Elle a droit à une pause! »

"T'as raison, faut pas déconner ! Qu'elle en laisse aux autres un peu ! Allez, on se retrouve à l'aéroport avec Eddy chéri, je suis qu'il y a moyen de commencer un peu dans l'avion..."

"Youhou! C'est parti mon kiki! A la semaine prochaine les gens!"

"Revenez nous en pleine forme dans vos reviews !"

dimanche 16 mai 2010

7 - Beverly Hills, Love and Lust


~¢нαριтяє 7 : αηפє єт ∂έмση~

~xXx~

Song : Dangerous – Kardinal Offishall feat Akon

http[:]//www[.]youtube[.]com/watch?v=Ro7yHf_pU14&feature=fvst

~xXx~

POV Bella

Edward n'avait pas ralenti durant le trajet jusqu'à la résidence ; il n'avait pas hésité à griller des feux rouges et des priorités. Ce type ne respectait donc rien, et même la loi ne trouvait pas grâce à ses yeux !

Il arrêta son bolide sur le parking et je vis enfin ses mains se décrisper sur le volant.

Nous ne nous étions pas parlés dans la précipitation. Il posa ses yeux sur moi quelques secondes avant de regarder de nouveau devant lui.

"Tu saignes." Finit-il par dire.

"Effectivement Edward, tomber sur le goudron en mini-jupe présente des risques."Lui répondis-je froidement.

Il ouvrit sa portière et sortit.

"Ce sont les risques du métier." Ne put-il s'empêcher d'ajouter.

Gros con...

Je le suivis jusqu'au portail. Il pianota sur le digicode puis nous entrâmes dans l'enceinte de la résidence plongée dans la pénombre. Seules les ombres des arbres dansaient à la surface de l'eau de la piscine éclairée.

Nous passâmes devant chez lui et je poursuivis mon chemin jusqu'à mon appartement.

"Je peux savoir où tu vas ?" S'étonna-t-il soudain.

Quoi où je vais ?

"Chez moi, quelle question."

Je n'avais absolument pas envie de me livrer avec lui à une autre joute verbale et n'aspirai maintenant qu'à m'allonger dans mon lit y réfléchir et dormir.

"Tu as de quoi nettoyer tout ça ?" Me demanda-t-il en désignant mes plaies sur mes coudes, mes mains et mon genou gauche.

Il soupira devant mon hésitation. "Allez viens."

"Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée." Rétorquai-je.

"Je ne te donne pas le choix ! Je m'en voudrai si tu mourrai d'une septicémie !"

Cela le fit rire, moi beaucoup moins.

Il déverrouilla la serrure et m'invita à entrer. Je passai devant lui et lui jeta un regard noir. "Tu fais ce qu'il faut et je me casse !"

Il s'esclaffa. "Bien sûr quoi d'autre Isabella !"

"Mouais..." Grommelai-je.

Il ferma la porte derrière lui tandis que je découvrais l'intérieur propret du serial-fucker du quartier.

Avec la vie dissolue que paraissait mener ce type je m'attendais à tout sauf à ça.

Sans être en même temps aseptisé, son appartement était propre et bien rangé. Il y avait très peu de mobilier, et ce qui me frappa ensuite, très peu d'objets personnels.

"Assieds-toi sur le canapé, je vais chercher ce dont j'ai besoin."

Je ne me fis pas prier, mes horribles chaussures comprimaient mes pieds depuis bien trop longtemps.

Je m'en débarrassai immédiatement et regardai encore autour de moi.

Non, vraiment aucune photos, ni souvenirs quelconques...

Edward revint aussitôt avec une fiole de liquide transparent et des compresses. Brusquement, je réalisai qu'il allait devoir me toucher... J'espérai être assez fatiguée pour ne pas réagir comme les fois précédentes.

Il s'agenouilla devant moi et ouvrit la bouteille.

Non, même crevée et abîmée je serai encore capable de mouiller ma culotte face à ce type.

"Laisse ! Je vais le faire !"

Je m'emparai de la bouteille et des compresses.

"Hé !" S'indigna-t-il.

Je l'ignorai et versai un peu de liquide sur une des gazes.

"Tu as peur de moi Isabella ?" Susurra-t-il alors.

"Peur Cullen ! Et de quoi je te prie !"

Je posai la compresse sur la blessure de mon genou et décollai brusquement.

"Putain de merde !" La douleur aigüe me fit tout lâcher et mon voisin s'empressa de ramasser la bouteille. "Mais c'est quoi cette merde ?"

"Alcool à 90 degrés Isabella !" Ricana-t-il.

"Espèce de sadique ! Tu n'avais pas autre chose en rayon !"

Et il se marre ce connard !

Il prit une autre compresse et y fit tomber quelques gouttes.

"Sache que c'est ce qu'il y a de plus fiable ! Un peu douloureux je l'admets mais c'est fiable."

Avant que je n'ai eu le temps de protester il agrippa l'arrière de mon genou et le maintins fermement tandis que la main tenant la compresse s'approcha de ma plaie.

"Mais..."

Il appuya doucement la gaze sur ma peau.

"Là... Comme ça..."

Je ne pus réfréner la douce vague de chaleur qui commençait à envahir mes membres.

Il tapota encore autour de la blessure puis jeta la compresse.

"Qu'est-ce que tu foutais à Sunset, Isabella ?" Me demanda-t-il en imbibant un nouveau carré de gaze.

"Je te retourne la question !"

Il tamponna la compresse sur mon coude avec toujours autant de douceur. Ni l'un, ni l'autre ne semblait avoir l'intention de répondre… en tout cas, je n'allais surement pas me mettre à lui raconter ma vie. Il était hors de question que je me confie à ce type. Cette espèce de queue sur pattes… incroyablement sexy.

« J'ai un peu de mal à croire qu'une fille comme toi fasse le tapin.» Finit-il par me dire. « Alors pourquoi tu t'amuses à longer les trottoirs habillée comme une pute ? »

« Pour pouvoir me faire sauter par des gros pervers comme toi ! » Crachai-je, agacée par ses questions.

« Tu as vraiment un caractère de cochon ! » Me lança-t-il.

« Et toi tu es un porc ! Un porc qui se tape tout ce qui bouge même des prostituées ! »

« Si tu savais ! » Rétorqua-t-il.

Il jeta la seconde compresse et en imbiba une nouvelle.

« Attends… tu… » Hésitai-je, pensant avoir compris.

Bordel ! Edward était une pute, un gigolo… Cela me paraissait complètement surréaliste et en même temps si évident.

Il ne répondit pas et attrapa ma main. Une décharge électrique me parcourut alors qu'il commença à désinfecter les petites plaies.

« Je ne veux plus te voir là-bas Isabella… C'est compris ? » M'ordonna-t-il.

« Nan mais je rêve ! » M'énervai-je. « Tu n'as pas d'ordre à me donner ! Je crois que tu es un peu mal placé pour ça ! »

« Isabella. Je te jure que si je te revois là-bas - »

« Vas te faire foutre ! » M'écriai-je en le coupant.

Pour qui se prenait-il ? Il n'avait rien à me dire. J'étais assez grande pour savoir ce que j'avais à faire !

Sans plus attendre, je me levai de son canapé, décidée à sortir de son putain d'appartement. Mais il ne le vit pas du même œil. Il attrapa mon bras pour me retenir et me plaqua brusquement contre le mur. Il tenait fermement mes poignets au-dessus de ma tête.

Ma respiration commença à s'accélérer alors que son visage se rapprochait du mien. Son regard était vrillé au mien avec une intensité déconcertante.

« Je ne plaisante pas Isabella ! » Fit-il sur un ton rauque.

Sa respiration était aussi erratique que la mienne. Je savais que si je ne réagissais pas tout de suite tous nos principes tomberaient aux oubliettes… aussi bien les miens que les siens.

« Lâche-moi ! » Haletai-je, sans aucune conviction dans le ton de ma voix.

Ses yeux faisaient des allers-retours entre mes yeux et ma bouche. « Promets-moi que tu n'iras plus. » Murmura-t-il.

« Nan ! »

« Nan ? » Répéta-t-il en relevant une de mes jambes au niveau de sa hanche.

« Ma promesse tu peux te la foutre là où je pense ! »

« Ah oui ? » Il frotta son entrejambe contre mon intimité.

Je laissai échapper un gémissement. Il était aussi dur que j'étais mouillée.

Réagis Bella ! REAGIS !

« Laisse-moi partir Cull… Oh putaiiin… ouiii! » Son pouce venait d'entamer des mouvements circulaires sur mon clitoris à travers le tissu de mon string.

Mes hanches bougèrent d'elle-même alors que ma bouche se plaqua avec ferveur sur la sienne. Sa main gauche lâcha mes fins poignets et il empauma un de mes seins à la place. J'enroulai mes bras autour de sa nuque et tirais ses mèches de cheveux alors que nos langues valsaient de manière effrénée.

J'étais sur le point de céder une nouvelle fois...

MAYDAY, MAYDAY !

Il rompit notre baiser et s'attaqua au lobe de mon oreille, le tirant et le mordillant.

« J'ai envie de toi Isabella. » Susurra-t-il.

Nouveau gémissement de ma part.

A quoi bon résister ? Il était évident que je n'y parviendrai pas. J'étais trop faible et j'avais bien trop envie qu'il me baise contre ce mur.

Mais il fallait croire que ça n'allait rester qu'une envie. Mon téléphone se mit à sonner. Je reconnus immédiatement la sonnerie attribuée à Alice. Mon cerveau se remit en marche… et celui d'Edward aussi par la même occasion. Nous nous éloignâmes l'un de l'autre aussitôt.

Je me précipitai vers mon sac à main, dans lequel je trouvais rapidement mon portable.

« Allo Alice ? » Fis-je après avoir décroché.

« Bordel Bella ! Je me faisais du souci ! Où tu es ? » S'enquit-elle.

Je jetai un coup d'œil vers Cullen. Il faisait les cent pas tout en se pinçant l'arête du nez. Je ne pus m'empêcher de le trouver particulièrement beau à ce moment là.

« Je… je ne suis pas loin… » Répondis-je simplement à mon amie.

« T'es pas loin ? Ouais ben ramène tes fesses chez moi illico que je m'assure que tu ailles bien. »

Je n'imaginai même pas la scène qu'elle allait me faire en voyant mes écorchures. Je pouvais être sûre qu'elle n'allait plus vouloir m'aider… en tout cas pour faire la pute c'était cuit !

« Oui Alice. » Soupirai-je.

« Je t'attends ! » Fit-elle avant de raccrocher.

J'enlevai le mobile de contre mon oreille puis le remis dans mon sac tout en observant Edward.

« Tu ferais mieux de partir. » Dit-il sèchement sans me regarder.

Je pestai intérieurement. J'avais horreur qu'il ait le dernier mot et je détestais son côté lunatique.

« Pas besoin de me le dire connard ! Ça m'évitera de faire deux fois la même connerie ! » Crachai-je.

Là-dessus, je quittai son appartement en claquant violemment la porte.

-x~x~x~x-

"Mais tu es cinglée !" Hurla une nouvelle fois Alice.

"Merci Alice, j'avais besoin de ça aussi..." Marmonnai-je.

Ses mains se crispèrent sur la tasse de thé qu'elle avait préparé pour nous.

J'en bus une gorgée, à contre cœur il faut bien l'avouer, en espérant que ça me détende.

Quelle soirée bon dieu...

"Putain, je savais que ça allait mal tourner ! A Sunset, chez les putes en plus !"

"Je connaissais les risques..."

Les risques du métier.... Je frémis en imaginant ma mère évoluer dans cette jungle.

Etait-elle vraiment allée jusque là ? Que lui était-il arrivé pour tomber si bas ?

Je me souvins alors du visage de Jessica lorsque j'avais brandi devant son nez poudré le visage de Renée Swan. Ou Renée autre chose.

"Et maintenant ?" Soupira Alice.

"Je dois y retourner."

Oui, je ne voyais pas d'autre solution. Etrangement, je me sentirai mieux protégé en sachant que Supercullen rodait dans les environs.

Et Cullen alors... Que foutait-il là-bas ?

Qui était-il ? Un gigolo ? Un proxénète ? Autant de boulots dégueulasses...

"C'est une blague Isabella Swan !" Alice était effarée.

"Je n'irai pas en pleine nuit Alice, mais plutôt en début d'après-midi. Je risquerais moins de me faire accoster par les habitués."

"Pffff Bella, on est pas à Forks ici ! Les putes c'est toute la journée qu'on peut en avoir ! Tu risque même de tomber sur pire tordu !"

Peu importe il me fallait y retourner, retrouver Jessica et peut-être... ma mère.

Mon amie se leva soudain et se dirigea vers une commode. Elle farfouilla dans un tiroir avant de revenir avec un objet.

"Tiens !" Dit-elle en me le tendant. "C'est une bombe lacrymo. Si un pervers t'emmerde encore tu lui balances la fumée en plein tronche."

J'acceptai son cadeau de bonne grâce et le rangeai dans mon sac à main.

Mes paupières se firent soudain lourdes et je réfrénai un bâillement.

Je me levai alors. "Alice je tombe de sommeil et j'ai besoin de prendre une douche, je ne me suis jamais aussi sentie sale de ma vie."

Les yeux de ma copine tombèrent sur mes genoux écorchés comme lorsque j'étais entrée.

"Heureusement que Cullen a failli t'écraser deux rues plus loin !" S'exclama-t-elle.

"Euh ..."

Je n'avais pas trouvé mieux pour lui expliquer ma présence dans son appartement tout à l'heure. J'avais tu bien sûr la course poursuite dans la ruelle et son arrivée fortuite dans un des quartiers les plus chauds de Los Angeles.

Je mènerai mon enquête plus tard. Seule.

"Bonne nuit Alice."

"Mouais..." Me répondit-elle à moitié convaincu.

Je pris mes affaires et rentrai chez moi, le crâne sous pression et l'envie d'en finir pour aujourd'hui avec tout ça.

Le lendemain matin, je reçus un texto d'Alice comme je finissais de m'habiller.

'Swan, ramène tes fesses de prostituée des bacs à sable chez moi, j'ai pressé les oranges les plus juteuses de Californie.'

Alice... J'imaginai que la séance de torture n'était pas terminée et qu'elle allait de nouveau me convaincre de renoncer à mes projets. Malheureusement pour elle, je n'étais pas venue jusqu'ici pour me faire dorer la pilule et servir de l'alcool dans le bar le plus branché de Santa Monica. Quoiqu'avec l'habitude, j'étais certaine de pouvoir y prendre goût un jour...

Je m'attablai cinq minutes plus tard devant une montagne de pancakes tartinés de confiture de myrtille.

Alice au fourneau continuait de faire grandir le tas de pâte devant moi. Tandis qu'elle manipulait la poêle avec dextérité elle poursuivit son interrogatoire de la veille.

"Bella, j'ai réfléchi à ton histoire. C'est pas un bon plan."

"Qu'est'ch qui n'est pas un bo' plan au ch'uste ?" Lui demandai-je la bouche pleine.

"Tout ton plan... Je veux dire retrouver ta mère... Tu vois, en fait..."

Je lui fis les gros yeux et commençai à préparer la réplique cinglante que j'avais sur le bout de la langue.

"Tu vois, maintenant que tu as des pistes un peu... Euh glauques..." Continua-t-elle avec plus de prudence. "Tu la retrouves dans le caniveau, et ensuite ? Hein ?"

Le pire c'est qu'elle avait raison... Je voulais savoir, je brûlais d'envie d'avoir en face de moi cette mère qui avait déserté notre foyer, détruit notre famille.

Et ensuite ? La blâmer ? Savoir pourquoi elle avait pris ces décisions ? Si tenté qu'elle me réponde, allais-je revenir à Forks plus sereinement en sachant quelle était sa vie ici ?

Stupide Bella... Foncer d'abord, réfléchir ensuite... J'espérai juste ne pas avoir fait la connerie de ma vie en venant chercher des réponses à Los Angeles.

Je m'apprêtai à répondre de façon plus ou moins sympa à Alice lorsque quelqu'un frappa à la porte.

" Oui?"

Rosalie entra immédiatement dans la pièce. Parfaitement maquillée, habillée avec un tailleur blanc qui faisait ressortir sa peau hâlée satinée, elle était encore une fois magnifique et j'eus honte d'être cette frêle créature médiocrement jolie.

Elle avança jusqu'à la table traînant le petit garçon que j'avais aperçu il y a deux jours. Il geignait un peu et triturait le bas de son pyjama Spiderman. Alice écarquilla les yeux.

"Mais... mais c'est qui ?"

"Euh... C'est Tom !" S'exclama la belle blonde.

Ah bien joué Rose !

« Tom ? » Répéta Alice.

« Je t'expliquerai plus tard ! J'ai un rendez-vous hypra important alors… tu peux me le garder ? »

Alice s'apprêta à répondre mais Rosalie ne lui en laissa pas le temps. « Merci Alice ! Je te revaudrai ça. »

Là-dessus, elle s'éclipsa avant de devoir rendre des comptes et d'attendre l'approbation d'Alice.

Cette dernière me lança un regard paniqué. J'haussai simplement les épaules. Je n'étais pas plus avancée qu'elle.

« J'dois faire pipi ! » Annonça le petit en se dandinant d'une jambe à l'autre.

« Oh mon Dieu… Il doit faire pipi ! » S'affola-t-elle. « Comment je fais ? Tu crois qu'il porte encore des couches ? » Me demanda-t-elle.

« Hey ! » S'exclama Tom. « Suis plus un bébé ! J'ai quatre ans ! »

Je pouffai. « Je crois que tu as ta réponse ! »

Il attrapa la main d'Alice. « Tu viens avec moi ? »

« Quoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi pas elle ? » Demanda-t-elle en me pointant du doigt comme une gamine.

« Discute pas Alice ! Il a fait son choix ! » Ricanai-je.

Après la pause pipi, l'estomac de Tom se mit à crier famine. Il s'attaqua aux Pancakes, se mettant du sirop d'érable partout.

Alice et moi l'observions sans rien dire, plutôt attendries par le petit monstre.

«Le sirop d'étable c'est trop bon ! » S'exclama-t-il en se léchant les doigts. « Maman elle a que des trucs pas bons dans sa maison ! »

Alice tiqua aussitôt sur le mot 'maman'.

« Ta maman ? Et c'est qui ta maman ? »

« Bah ma maman c'est Rosalie ! T'es bête ou quoi ? » Lança le petit comme si c'était une évidence.

La bouche de mon amie s'ouvrit de stupéfaction puis elle me regarda éberluée.

« Je te l'avais dit ! »

« Rose va m'entendre ! » Pesta-t-elle. « Elle nous l'a joue à la Eddie Brit ou quoi ? »

Même si elle savait que chacun avait ses secrets, Alice Brandon détestait ne pas tout savoir.

« Reste cool avec elle. » Lui recommandai-je. « Elle a sûrement une bonne raison. »

« Mouais.. . » Maugréa Alice.

Je soupirai avant de me lever.

« Où tu vas ? »

« J'ai des trucs à faire ! »

« Ah mais non ! Tu ne peux pas me laisser seule avec lui ! » S'alarma-t-elle.

« Euh… Alice… C'est un petit garçon de quatre ans, pas un tueur en série ! Colle-le devant la télé et ça ira. »

« Merci du conseil Bella ! » Vociféra-t-elle.

Je m'empressai de sortir de son appartement. Je ne voulais pas me faire coincer… et puis Rosalie avait demandé son aide à Alice… pas à moi !

-x~x~x~x-

La piscine avait besoin d'être nettoyée et les rosiers d'être taillés. J'allais en avoir pour la matinée… Alice adorait les roses. Du coup, il y en avait une grosse quantité à l'extérieur.

Je ne perdis pas une minute et me mis rapidement au boulot. J'avais l'intention de retourner sur Sunset l'après-midi. Je ne pouvais pas laisser tomber aussi vite… alors même si c'était une connerie, je la ferai jusqu'au bout.

Il faisait déjà très chaud et j'étais pratiquement en nage après avoir terminer de nettoyer la piscine. Je constatai cependant avec ravissement que ma peau commençait à prendre une jolie teinte hâlée.

J'allais ranger le matériel dans le local prévu à cet effet et en ressortis avec une cisaille, prête à m'attaquer aux rosiers.

J'arrivai juste à temps pour admirer Edward plonger dans l'eau. Incapable de bouger, j'étais fascinée par son corps qui se déplaçait avec grâce dans le bassin.

Il fit quelques brasses sous l'eau pour rejoindre l'autre extrémité de la piscine. Puis sa chevelure trempée fit surface suivi de tout son corps d'éphèbe...

Je me décidai enfin à bouger. Je devais avoir l'air bien en train de le mater ouvertement. Je traçai aussitôt vers le premier rosier et essayai tant bien que mal de me concentrer sur ma tâche. Cependant, je réussissais difficilement à ne pas jeter des petits coups d'œil vers lui.

Allongé sur un transat, il se prélassait au soleil, exposant sa musculature parfaite.

Des gouttes perlaient autour de ses tétons et je m'imaginai déjà plaquant mes lèvres sur sa peau pour les aspirer...

Oh bordel de merde, les rosiers !

Je manipulai avec rage la cisaille, faisant claquer les lames entre elles. Les branches tombaient à mesure que je tentai de reprendre le contrôle.

Puis une nouvelle fois, je zieutai dans la direction d'Edward et croisai son regard. Je détournai immédiatement les yeux, sentant toutefois que lui continuait à m'observer.

Honnêtement, je ne savais pas sur quel pied danser avec lui.

Je migrai vers un autre rosier et passai devant lui. Il attrapa ses lunettes de soleil sur le transat voisin et les posa sur son nez. Le soleil éclairait la moindre parcelle de son corps luisant d'huile solaire.

Je me mordillai la lèvre inférieure pour réfréner un gémissement. Edward-je-suis-foutu-comme-un-dieu-Cullen était en train de me faire perdre mes moyens… encore…

Les rosiers Bella ! Les rosiers !

C'est un gigolo, un putain de gigolo…

Un gigolo ouais… et jusqu'à présent je considérai ce type comme un enfoiré de première… Je n'avais pas changé d'avis sur le sujet. Cependant, j'étais persuadé qu'il pouvait être quelqu'un de bien. Il avait su me le montrer la veille avant que ça parte une nouvelle fois en vrille.

Un dernier regard vers sa majesté m'apprit qu'il ne me matait plus non plus. Sa tête penchée légèrement sur le côté, je vis son torse musclé se soulever avec lenteur. Il s'était endormi.

Je crevai d'envie de m'approcher… juste pour l'observer quelques secondes… mais je me retins cependant. De quoi j'aurai l'air si quelqu'un me surprenait ? Eh puis… on parlait d'Edward-je-suis-un-enfoiré-Cullen ! Je n'allais tout de même pas m'abaisser à l'admirer dormir.

Je pris sur moi et enchaînai les rosiers jusqu'au dernier. Je finissais juste au moment où une blonde furibarde pénétra dans la propriété.

Elle s'élança vers Edward, attrapa au passage la bouteille d'eau posée sur le transat voisin au sien et déversa cette dernière sur lui.

"Putain de merde !" S'écria-t-il en se redressant. " A quoi tu joues Tanya bordel?"

« Surveille tes paroles Edward ! » Répliqua-t-elle. « Et toi à quoi tu joues ? Sûrement pas au même jeu que moi ! Je vais t'en foutre moi des villas à Beverly Hills !"

J'observai la scène de loin. Qui était-elle ? Une de ses nombreuses conquêtes ? Sa femme ? Sa petite amie ? Je ne pouvais pas croire aux deux dernières possibilités. Quoi qu'il en soit, je ne parvins pas à ignorer le sentiment de jalousie qui pointa le bout de son nez à cet instant.

La blonde se rendit soudain compte qu'ils n'étaient pas seuls. Je m'empressai de regarder ailleurs.

« Il faut qu'on parle Edward. On peut aller chez toi ? »

Il se leva. « Suis-moi ! »

Ils montèrent les escaliers menant à l'appartement d'Edward et disparurent quelques secondes plus tard.

Tanya… Une ex ? Une… cliente ? Le brouillard qui entourait Edward Cullen s'épaississait de jour en jour et j'eus le sentiment de ne pas être arrivée au bout de mes surprises…

~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x

« So… j'crois que je suis blessée… Dis tu me conduis chez Edward-je-suis-trop-sexe-en-infirmier-Cullen ? »

"Je sors l'Audi, je me plante 3-4 couteaux dans le ventre et j'arrive Ju ! Les filles, vous faites votre review et on vous attend ?"

"Avec les couteaux c'est plutôt Edward-je-suis-trop-hot-en-chirurgien-Cullen qu'il faudrait! Enfin tant que c'est Edward moi j'dis! Les filles et le garçon merci tout plein pour vos reviews et pour vos MP de soutien!"

"Oui merci beaucoup ! Cela nous a beaucoup touché et surtout reboosté ! On continue pas sans vous, on vous adore ! Pfffffiou, il fait chaud Ju, je piquerai bien une tête dans la piscine ! A poil hein ! On ne change pas les bonnes habitudes !"

"Ah oui! Plouf! ça y est! J'ai sauté! Eh ben! Qu'est-ce qui fait chaud ici! *Regarde autour d'elle* J'ai compris! Mate un peu Edward-je-suis-trop-canon-en-faisant-des-longueurs-Cullen!"

"Wow, wow ! Attends je tente un truc ! *plonge en apnée pour mater de plus près le corps du dieu vivant* *émerge en suffoquant* Nom d'une bite ! Oh bordel va voir Ju ! Bon les filles, on vous laisse, on a soudainement envie de boire la tasse !"

"Attends je vais voir! *Plonge à son tour et remonte à la surface* Bon les filles... c'est l'heure du Grand Bleu! J'adore la plongée... puis y a un beau poisson dans l'eau! Ciao, ciao et à la semaine prochaine!"

"*Musique de Eric Serra et plonge à nouveau* Glouglou... A la semaine.... Glouglou... prochaine les filles ! "

dimanche 9 mai 2010

6 - Beverly Hills, Love and Lust


~¢нαριтяє 6 : sυηsєт вιт¢н~

~x~x~

Song : Fashion – Lady Gaga

http[:]//www[.]youtube[.]com/watch?v=vH5noe8xjXY

~x~x~

POV Bella

Cela faisait maintenant vingt minutes que j'avais poussé la porte de ce bar. Vingt minutes que je l'attendais. Je commençai vraiment à croire qu'elle ne viendrait pas. Elle avait peut-être changé d'avis.

J'espère que non…

Je commandai un second café puis pianotai sur mon téléphone sans but précis. Quelque chose me chiffonnait depuis la veille et je ne savais pas quoi… enfin si, je savais. J'avais tout simplement du mal à digérer le comportement d'Edward-je-ne-baise-qu'une-fois-la-même-femme-Cullen.

Le prédateur avait eu sa proie et il ne la tuait qu'une fois !

J'aurai dû résister. Ce n'était pas mon genre de faire ça. Est-ce que j'étais si paumée que ça ? Oui je l'étais.

Pauvre petite fille abandonnée par sa mère, élevée par son père et baisée par le premier venu alors même qu'elle sort de son trou ! Joli tableau !

L'antique clochette du bar miteux dans lequel Mary Alistair m'avait donné rendez-vous retentit et elle apparut enfin sur le seuil de la porte.

L'air toujours aussi revêche et blasé, elle me vit immédiatement et s'empressa de me rejoindre.

Mon coeur battait la chamade. Je ne pensais pas qu'il était question d'un détail au sujet de ma mère, ou cette femme n'aurait jamais quitté son 'havre de paix' pour venir à ma rencontre.

"Bonjour Bella." Me lança-t-elle en s'asseyant près de moi, sa voix déformée par le goudron des milliers de cigarettes qu'elle avait fumé.

Je la saluai à mon tour et lui commandai un café.

Elle me demanda d'abord par politesse si j'allais bien et attendit que le serveur lui apporte sa boisson.

Elle prit une gorgée de caféine, reposa la tasse puis me fixa quelques secondes dans les yeux.

"Après ton départ, je me suis souvenue de quelque chose."

"Quoi ?!" M'écriai-je. "Quoi donc !"

Putain, envoie vite !

"Il y a cette femme, il y a quelques années, qui ramassait les merdes dans un grand hôtel sur Sunset Boulevard..."

"Et ?" Commençai-je à m'impatienter.

"Elle a retrouvé un jour une boîte à bijoux dans une chambre, sur laquelle figurait l'adresse de ta mère à l'époque, mon adresse en l'occurrence. Un truc sans valeur, quasi vide. Cette brave femme me l'a apporté un soir et Renée est passée une semaine plus tard la récupérer. C'est la dernière fois que j'ai vu ta mère en réalité. Pas des plus en forme ce jour là d'ailleurs..."

"Et vous... vous avez oublié de me dire ça lorsque je vous ai rendu visite il y a deux jours !" M'insurgeai-je.

Pour toute réponse, elle haussa les épaules et porta la tasse à ses lèvres.

"Je n'ai pas fini." Me coupa-t-elle.

"Je vous écoute..."

"Cet hôtel, le Shankara, n'est pas fréquenté que par des touristes..."

"Qu'est-ce que vous voulez dire ?"

"Que ta mère a séjourné dans un des plus gros repaires de putes de Los Angeles..."

La vérité m'explosa au visage. Evidemment, je n'avais pas pu m'empêcher de penser à ça, particulièrement après le 'pas fréquenté que par des touristes'.

Mais cette fois, j'étais au pied du mur...

"Ça va ma petite ?" La voix de Mary me sortit de ma torpeur. Je relevai la tête et tombai face à ses gros yeux de grenouille.

"Oui. Je suppose. Merci."

Merci... Merci de m'avoir annoncé que ma mère est ou a peut-être été une prostituée.

Tuer le messager, c'est ce qu'on dit je crois...

Mary finit son café avant de poursuivre. "Ça ne veut peut-être rien dire ma p'tite. Je ne sais pas moi... Peut-être qu'elle se l'ait fait volé et que..."

Son explication bidon se perdit dans le brouhaha de la clientèle matinale.

Une pute...

Une pute elle était, alors pour une pute je me ferai passer...

Je ne voyais pas à cet instant par quel meilleur moyen j'en saurai plus sur la femme qui m'avait mis au monde.

Et j'avais fait l'expérience de la réaction de Mary, femme de condition plutôt modeste, devant mes manières et mon accoutrement de fille bien élevée.

Se fondre dans la masse, ça devait être le plan...

o*o*o*o*o*o*o

J'entrai sans frapper dans l'appartement d'Alice. Cette dernière s'effraya, laissant déraper le pinceau de son vernis à ongles sur la peau de son gros orteil.

« Merde Bella ! » Me réprimanda-t-elle.

« Alice ! Il faut que tu m'aides ! » M'exclamai-je sans prendre la peine de m'excuser.

Elle attrapa un coton et le flacon de dissolvant posés sur la table basse. « Pour pas changer ! » Me taquina-t-elle. « Vas-y explique ! »

« J'ai besoin que tu fasses de moi une pute ! »

Le flocon de dissolvant glissa de sa main et tomba sur le sol alors qu'elle me dévisageait la bouche ouverte.

« Je te demande pardon ? »

« Aide-moi à ressembler à une pute vestimentairement parlant ! » Précisai-je.

« Okay Bell's… Je crois que le soleil t'a trop tapé sur la tête ! Tu débloques à pleins tubes là ! »

« Mais nan ! » Fis-je en allant m'asseoir à côté d'elle sur le divan. « J'ai juste une piste ! »

« Je comprends rien Bella ! Sois plus clair! »

« Mary Alistair m'a recontactée. » Lui appris-je.

« Ah… et ? »

« Il semblerait que… ma mère… se prostitue… » Lui expliquai-je.

« Non, non, non… » S'empressa de réagir Alice. « Je vois où tu veux en venir ! C'est hors de question. Bella… c'est… trop risqué ! »

« J'aime le risque ! » Rétorquai-je.

« Bella… » Me réprimanda-t-elle.

« Alice… Il le faut… J'ai besoin de savoir et c'est ma seule piste. Alors… soit tu m'aides, soit je me débrouille seule ! »

Elle m'observa un long moment. Je voyais bien qu'elle était en plein conflit intérieur. J'avais conscience qu'elle se faisait du souci pour moi mais je ne reculerai pas. Et elle le savait.

Elle souffla. « Très bien. » Abdiqua-t-elle.

« Oh merci, merci Alice ! T'es la meilleure ! » M'exclamai-je en lui sautant dans les bras.

« Mouais… » Maugréa-t-elle. « Bon… Je vais chercher mon sac et on va faire quelques emplettes ! »

« Ah… parce que tu n'as rien qui pourrait faire l'affaire ? »

« Bella ! Une prostituée avec des fringues de marque ça ne va pas le faire ! Nan, il faut tabler sur du dégriffé ! »

« C'est toi la pro ! »

Elle leva les yeux au ciel avant de se lever et de se diriger vers sa chambre.

« La faire ressembler à une pute ! J'aurai vraiment tout vu ! » Chuchota-t-elle pour elle-même avant de pénétrer dans la pièce.

o*o*o*o*o*o*o

Alice m'emmena dans une petite boutique de fringues dégriffées aux frontières de Rodeo Drive. Je fus effrayée par les montagnes de fripes qui s'élevaient autour de nous. Des choses qui paraissaient informes, aux couleurs criardes dépassaient de certaines piles.

Bienvenue dans le temps du mauvais goût...

J'avais déjà été dans des boutiques de ce type mais ce que l'on y vendait ne ressemblait absolument pas à... ça !

Alice tourna un moment, l'air concentré, et je la suivis à la trace, totalement confiante.

J'étais même amusée qu'elle se donne autant de mal pour une folie pareille !

Elle finit par me présenter deux horreurs. La première était une minuscule robe orange vif avec d'énormes points blancs... La deuxième, une combinaison en latex rouge...

Je devais avouer que l'un comme l'autre, ces vêtements me feraient passer pour une vraie catin ! Cependant j'avais des limites…

« Euh Alice… je ne crois pas que- »

« Okay, okay ! C'est bon ! J'ai compris ! » M'interrompit-elle avant de continuer ses fouilles.

Je la regardai faire, décidément incapable d'en faire autant. Je n'avais pas sa patience. J'étais donc bien contente qu'elle soit venue m'aider.

Finalement, elle se retrouva avec une tonne de fringues sous les bras et me poussa vers une des cabines d'essayages.

« Allez Bella, tu vas m'essayer tout ça ! » M'ordonna-t-elle en fermant le rideau derrière moi.

Je jetai un œil sur la pile de vêtements. Je n'étais pas prête de sortir de cette cabine.

J'enfilai la première tenue. Un pantalon en cuir et un bustier aux motifs léopard. Bon sang, c'était atrocement laid.

« Au fait Alice ? » Fis-je en fermant le dernier bouton du pantalon. « Tu savais que Rosalie avait un gamin ? »

« Quoi ? » S'exclama-t-elle alors que je sortais de la cabine.

Elle me fit signe de me tourner afin d'étudier ma tenue. « Mon Dieu ! C'est hideux ! Va essayer autre chose ! »

Je soupirai et refermai le rideau.

« Qu'est-ce que tu disais au sujet de Rose ? » Reprit-elle. « Un gamin ? D'où tu sors un truc pareil ? »

« Je l'ai vu avec un petit garçon hier. »

« Ah… Je sais qu'elle est fraîchement divorcée mais elle ne m'a jamais parlé d'un enfant ! » M'apprit-elle alors que je ressortais de la cabine affublée d'une nouvelle tenue. « Honnêtement ça m'étonnerait. »

Elle fit une grimace en détaillant ma nouvelle tenue.

« C'est peut-être juste son neveu. » En conclus-je. « Je pense qu'elle t'en aurait parlé quand même. »

Je rentrais une nouvelle fois dans la cabine pour essayer une troisième tenue.

« Pas forcément. » Continua Alice. « Tu sais… la résidence regorge de secrets. Je dois ignorer pas mal de choses. Prends Cullen par exemple. » Je tendis davantage l'oreille malgré moi. « Je ne sais toujours pas quel est son boulot. »

« Ah bon ? » Fis-je innocemment.

« Ouais ! Ce type est vraiment bizarre. En fait… Je me demande s'il ne vit pas de ses rentes… J'ai pas l'impression qu'il ait des horaires. Il sort à n'importe quel moment de la journée… souvent le soir. »

« Mouais… Il est peut-être stripteaseur ou un truc dans le genre ! »

Plausible avec un corps comme le sien… Quoi que les stripteaseurs sont peut-être plus bodybuildés et moins beaux…. Beaucoup, beaucoup moins beaux…

« Bella ? Terre à Bella ? »

« Hein ? » Perdue dans mes pensées, je n'avais même pas remarqué que j'étais sortie de la cabine.

« T'as tapé un blanc là… Tout va bien ? » S'enquit Alice.

« Oui, oui… » M'empressai-je de répondre. « Alors qu'est-ce que t'en penses ? » Lui demandai-je en baissant les yeux sur mon nouvel accoutrement.

« C'est pas mal… mais il manque un truc ! » Annonça-t-elle en regardant autour d'elle dans la boutique. « Oh ! Je sais ! »

Elle disparut alors au fond du magasin et revint quelques minutes plus tard avec une paire de cuissardes.

« Enfile ça pour voir ! »

Je m'exécutai sous l'œil attentif d'Alice.

« Waouh ! C'est parfait ! » S'exclama mon amie. « Y'a pas à dire, tu ressembles à une vraie pute ! »

Une des clientes qui se trouvaient à proximité, nous lança un regard choqué.

Je me tournai vers une des glaces un peu fendue et je crus m'étrangler.

Effectivement, j'étais parée pour avoir du succès sur tous les trottoirs des quartiers malfamés de Los Angeles.

"Quoi ?!" S'insurgea Alice. "C'est pas ce que tu voulais ?"

"Euh... Si, c'en est même trop parfait ! Je concours pas pour miss putain 2010 !" M'exclamai-je.

Alice éclata de rire. "Allez désape-toi, je suis restée bien trop longtemps dans ce magasin de l'horreur, je commence à faire de l'eczéma !"

Je rejoignis la cabine et m'empressai de faire glisser à mes pieds mon 'costume', je supporterai bien assez tôt de le porter une ou deux heures.

En espérant que ce ne fusse pas plus...

Je tendis ma carte à la vendeuse un peu mauvais genre. Alice ne m'avait pas proposé cette fois de me sponsoriser...

La pauvre arborait la même tête que la fois où une pétasse lui avait piqué ses idées pour un concours d'arts plastiques au lycée...

J'eus un peu pitié d'elle et je me dépêchai de récupérer mon ticket et mes paquets avant de la pousser vers la sortie.

Nous nous rentrâmes à la résidence et je déposai mes paquets dans l'entrée de mon appartement. Alice m'avait suivie et attendais visiblement quelque chose.

"Alice ? Euh... Tu veux un truc ?"

"Bella, ne me dis pas que tu vas te contenter de ça !" Dit-elle en pointant du doigt mes achats.

"Euh... Peut-être un peu plus de khôl que d'habitude et du rouge à lèvres rose pourrie ?" Suggérai-je.

"On est une pute ou on ne l'est pas !" Gronda-t-elle.

"Ramasse ces saloperies et habille-toi, je reviens."

Je m'exécutai aussitôt. J'enfilai la robe en cuir puis les cuissardes et me sentis encore plus mal à l'aise que tout à l'heure. Dire que j'allais devoir déambuler dans cet accoutrement d'ici une heure...

Alice revint dix minutes plus tard avec une valisette qui renfermait des fards à paupières de toutes les teintes et des tubes de rouges à lèvres.

Elle fit quelques essais dans le creux de son poignent puis commença à peindre mon visage.

J'étais fin prête vingt minutes plus tard, outrageusement fardée.

Il me fallait maintenant quitter la résidence sans être vu. Je n'imaginai pas croiser l'un de mes voisins vêtue de la sorte. Et particulièrement Edward-je-suis-encore-plus-beau-tout-abîmé-Cullen...

Je n'eus même pas besoin de formuler le problème à haute voix. Alice me tendit un grand imper. "Tiens ! Mets-le ! Je ne tiens pas à ce qu'on pose de questions."

Nous dirigeâmes vers son cabriolet ; nous avions convenu qu'elle me déposerait sur Sunset Boulevard et viendrait me chercher lorsque je l'appellerai.

Par chance, nous ne rencontrâmes personne et quittâmes le monde sucré et glam' de Beverly pour une toute autre jungle...

o*o*o*o*o*o*o

"Tu es toujours motivée Bella ?" Demanda mon amie lorsque nous commençâmes à arpenter les rues sales de Sunset.

J'observai un instant la faune qui évoluait sur le trottoir à trois mètres de nous.

Oui je l'étais. Il le fallait.

Je me tournai vers Alice dont le visage était décomposé.

"Bella, toi... au milieu de tout ça !"

"Je suis pas une oie blanche !" M'énervai-je.

Oui, au vue des évènements de la veille, je n'en étais vraiment pas une.

"Tiens-toi prête dans ... disons une heure."

Je ne lui laissai pas le temps de répondre, j'ouvris la portière et m'éjectai de la voiture.

Alice démarra en trombe et je vis s'éloigner sa jolie bagnole.

Bien. Et maintenant ?

Un coup d'oeil à ma droite puis à ma gauche m'apprit que je n'étais pas la seule 'pro' du trottoir... Certaines filles me toisaient déjà méchamment et je commençai à paniquer. Il faut dire que la concurrence était rude... Je faisais presque office de bisounours à côté de certaines...

Une grande blonde décolorée, affublée d'un short mauve fluo et d'une brassière orange s'approcha de moi.

Je reculai instinctivement.

"T'es qui toi ?"

Son haleine sentait l'alcool, elle devait être imbibée depuis plusieurs heures.

"Euh... une nouvelle..."

Elle rit aux éclats. "C'est la meilleure ! Depuis quand les nouvelles squattent les premières loges ?!"

J'aurai dû penser à consulter "faire la pute pour les nuls"... Je n'étais pas familiarisée avec les us et coutumes des prostituées de Los Angeles... Si tenté qu'ils existent.

Je ne trouvai rien de mieux à faire que de m'éloigner. Ce n'était pas le moment de me faire remarquer ou même de me battre.

Je descendis plus bas sur le boulevard, des voitures s'arrêtaient près des filles en bas résille et certaines embarquaient leurs futurs clients. J'eus la nausée en imaginant ce qui arrivait ensuite ; la réalité matérialisée sous mes yeux étaient dix fois pire que ce que j'imaginais.

J'aperçus enfin l'enseigne du Shankara. Je me pressai et entrai dans le bâtiment. Une odeur de moisi me prit à la gorge et un sentiment d'engloutissement m'envahit dans ce hall très sombre, encombré de bibelots de mauvais goût.

Je me précipitai vers le comptoir où un type stéréotypé 'mac' à chaussures en peau de croco manipulait une liasse de billets. Je me raclai la gorge et il leva légèrement la tête. Un sourire pervers naquit sur son visage et je tremblai.

"Tiens une nouvelle..." Susurra-t-il en matant mes seins.

Décidément...

"Qu'est-ce que je peux faire pour toi ma jolie ?"

"Je... Euh..."

Reprends-toi !

Il m'encouragea, ou du moins crut m'encourager, en se rapprochant de moi.

"Je cherche une personne..."

Immédiatement, son sourire se fana.

"Je... On m'a dit qu'elle... était la meilleure." Improvisai-je. "J'ai besoin de conseils."

Super... De mieux en mieux Bella...

"Alors, elle travaille forcément pour nous." Répondit l'homme en affichant un air suffisant.

"Qui ?"

"Renée... Swan..."

Le type me regarda quelques instants avant de se prononcer.

"Connais pas."

Premier échec... on ne se décourage pas.

Je m'apprêtai à partir lorsque l'homme se redressa et attrapa ma main.

"Mais je peux t'aider chérie ! Moyennant un peu de ton temps !"

Oh mon dieu...

Il serra plus fort.

"Je ne suis pas intéressée."

"Tu ne sais pas ce que tu rates !" Il porta mon poignet à ses lèvres mais je me débattis avant que sa bouche dégueulasse ne frôle ma peau.

"Foutez-moi la paix !"

Je me précipitai vers la sortie et l'entendis me traiter de 'poufiasse'. Aujourd'hui en l'occurrence c'était vrai...

L'air frais de la rue me soulagea et je repris un peu d'assurance.

Je ne pensais pas que ça serait si difficile mais il était hors de question de laisser tomber. Je relevai la tête et croisai le regard d'une petite blonde perchée sur de hauts talons. Adossée de manière nonchalante contre un palmier, elle tirait sur sa 100's.

« T'es nouvelle ? » Me lança-t-elle.

« Euh… oui… » Bafouillai-je.

« Je m'en doutais ! »

« Ah ? »

« Les anciennes ne mettent pas les pieds au Shankara. » M'apprit-elle. « Cet hôtel a fait son temps… Notre clientèle préfère les endroits plus luxueux ! Il y a de quoi faire sur les trente-neuf kilomètres que fait le boulevard. »

« Merci pour ton conseil… euh… »

« Jessica. »

« Moi c'est Bel- Belinda. »

Elle sourit puis se mit à longer le couloir, continuant à pomper sur sa cigarette.

« Euh… Jessica ? » Je m'avançai vers elle. « Tu fais ça depuis longtemps ? »

« Environ trois ans ! » Répondit-elle en écrasant sa clope sur le sol.

« Et tu… tu connais beaucoup de filles comme toi ? Enfin, je veux dire comme nous ? » M'empressai-je de rectifier.

Je devais me montrer plus vigilante si je ne voulais pas me faire griller.

« Pas mal ouais ! »

« Est-ce que… le nom de Renée Swan te dit quelque chose ? » Tentai-je finalement.

« Nope, ça ne me dit rien. » Fit-elle en déballant un chewing-gum et en le fourrant dans sa bouche.

Je commençais à croire que ma mère avait tout simplement disparu de la circulation. Elle avait peut-être arrêté de faire le tapin et avait fini par se ranger.

« A quoi elle ressemble ? » Me demanda soudainement Jessica.

« Euh… je… »

Bonne question. A quoi ressemblait ma mère aujourd'hui ?

Je me souvins alors que j'avais glissé une vieille photo de ma génitrice dans mon décolleté. Je m'empressai de la récupérer alors que la jeune femme me dévisageait.

Je lui tendis la photo. « Elle date un peu… mais je suppose que les traits du visage sont toujours les mêmes. »

Elle se figea lorsque ses yeux se posèrent sur le vieux cliché. Son visage se décomposa. Elle savait quelques choses.

Pourtant…

« Désolée… ça ne me dit toujours rien… »

Elle mentait. J'en étais sûre.

« Tu en es certaine ? » Insistai-je.

« Ecoute, je t'ai dit que je ne la connaissais pas alors lâche-moi ! » Se renfrogna-t-elle.

Je m'apprêtais à riposter lorsqu'une Lamborghini jaune s'arrêta à notre hauteur.

Elle s'empressa de se diriger vers la voiture alors que la vitre côté passager s'abaissait.

« C'est combien ? » Demanda une voix d'homme.

« C'est cinquante dollars la pipe, cent dollars la pénétration vaginale, deux cents dollars l'anale et trois cents la totale. » Débita-t-elle d'une traite.

Elle connaissait bien son texte. L'expérience.

« Va pour la totale. » Annonça l'homme alors que la portière droite s'ouvrit.

Jessica n'attendit pas plus longtemps pour s'engouffrer dans le véhicule sans me jeter un seul regard.

Dans un crissement de pneu, la voiture de sport s'immisça dans la circulation, disparaissant avec mon unique indice.

Je levai mon poignet et jetai un œil à ma montre. Cela faisait presque une heure qu'Alice m'avait lâché sur Sunset. Il était peut-être temps de la rappeler. La connaissant, elle finirait par s'inquiéter et alerter le FBI !

Je fouillai dans mon sac à la recherche de mon portable lorsqu'une voiture s'arrêta à mon niveau.

« C'est quoi tes tarifs ma jolie ? »

Merde !

Je ne pris la peine de regarder l'homme qui venait de m'adresser la parole et j'avançais rapidement sur le trottoir pour lui échapper.

Je constatai avec terreur que le véhicule me suivait jusqu'à arriver à ma hauteur.

"Hé, je te parle chérie !"

Un coup d'œil m'apprit que le conducteur s'était penché sur le siège passager tout en tenant son volant.

Je ne lui répondis pas et accélérai l'allure.

Putain de merde, ne manquait plus que ça...

La voiture s'arrêta soudain et j'en profitai pour la dépasser.

"Je te parle salope, c'est quoi tes tarifs ?!" Le type venait de sortir de sa voiture.

Je crois que c'est maintenant qu'il fallait courir, peu importe qui me verrait agir de cette façon.

Hélas je n'en eus pas le temps... Une poigne ferme se resserra autour de mon bras et on me força à me retourner.

Impossible de lutter... Le type qui apparut devant moi était baraqué, et bien plus classieux que certains clients que j'avais aperçu tout à l'heure.

Il agrippa ma nuque et me força à le regarder. "Je t'écoute, c'est toi que je vais baiser ce soir ! Et j'ai pas envie de jouer !"

Je tentai de me débattre mais il commença à me faire mal en serrant plus fort. Cela le faisait rire.

Je fermai les yeux une demi-seconde. Non, je cauchemardai… ça ne pouvait pas être possible... Mais dans quelle merde m'étais-je encore fourrer ?!

Et comment allais-je m'en sortir ?

Je tremblai maintenant de terreur, une sueur froide parcourut l'échine de mon dos et mes tripes se tordirent.

"Lâche-la !"

J'ouvris brusquement les yeux. La voix qui s'était élevée derrière nous m'était vaguement familière.

"Je l'ai vu le premier. Tu fais la queue mec !" Répliqua mon agresseur.

J'entendis derrière moi le bruit des pas de mon potentiel 'sauveur' qui s'approchait de nous.

Puis tout alla très vite. L'inconnu m'arracha des griffes de l'assaillant et je fus violemment projeté contre son torse.

Je relevai la tête, complètement abasourdie et fis face à... Cullen dans toute sa splendeur.

Il paraissait en colère, la lumière du couchant éclairait les traits crispés de sa gueule d'amour.

Malgré tout je me sentis immensément soulagée. Mes jambes me lâchèrent et il me rattrapa avant que je n'aille m'écraser sur le bitume.

L'homme qui m'avait agressé ne lâchait pas l'affaire et il s'avança menaçant. "Tu te prends pour qui connard !" Il leva la main mais Edward fut plus rapide que lui et envoya cogner son poing dans sa pommette.

L'autre s'affaissa sur le trottoir et Edward en profita pour me soulever et s'enfuir avec moi.

Il bifurqua dans une ruelle déserte et courus vers la lumière à l'autre bout du boyau.

Je finis par reprendre mes esprits. "Lâche-moi ! C'est bon, c'est fini !"

"On dit 'merci' quand on est bien élevé miss Swan ! Bordel qu'est ce que tu foutais ici ?!" S'exclama-t-il.

« J't'en pose des questions? » Crachai-je en commençant à m'éloigner.

Il s'empressa de me retenir. « Je peux savoir où tu compte aller comme ça ? »

« Je n'ai pas à me justifier auprès de toi Edward ! Maintenant laisse-moi partir. »

« Et tu crois que c'est ce que je vais faire ? »

« Mais tu t'attends à quoi ? Que j'te laisse me baiser contre le mur en guise de merci ? » M'exclamai-je acerbe. « Ah non ! C'est vrai ! J'avais oublié ! Jamais deux fois la même ! »

« Ne sois pas ridicule Isabella ! Laisse-moi te ramener à la résidence. » Me proposa-t-il.

« Sûrement pas ! » Répliquai-je. « Je vais appeler Alice, elle va venir me chercher. »

« Très bien… alors je l'attends avec toi ! » Décida-t-il.

« Je n'ai pas besoin de toi Cullen ! »

« Tu plaisantes ! Tu as eu de la chance que j'intervienne ! Ce type t'aurait tringlé comme un animal. »

« Ça n'aurait pas été le premier ! » Fis-je en le fixant droit dans les yeux.

Nous nous toisâmes du regard un long moment. La tension sexuelle était palpable, électrique.

« Tu en avais envie autant que moi je te signale ! » Se défendit-il.

« Tu - » Il plaqua sa main sur ma bouche m'empêchant de continuer.

L'écho de deux voix d'hommes nous parvenait.

« Ils sont partis par là ! » Fit le premier dont je reconnus immédiatement la voix.

« Ils ne doivent pas être bien loin ! » Répondit le second.

Les battements de mon cœur se mirent à résonner dans ma tête. Les bruits alentours ne me parvenaient plus. J'étais paniquée. Comment Edward allait-il pouvoir nous défendre contre deux hommes.

Soudain, il me tira et nous nous mîmes à courir. Bien trop vite pour moi, je finissais par m'étaler sur le sol, m'écorchant les genoux.

Sans plus attendre, Edward me souleva et se mit à courir tout en me portant comme un vulgaire sac à patates.

Nous arrivâmes rapidement dans un parking. Il fouilla dans sa poche, en sortit une clé. Il appuya sur cette dernière et un « bip » d'ouverture résonna. Il s'avança vers un coupé noir, ouvrit la portière côté passager et me balança sur le siège. Puis il contourna le véhicule et vint s'installer devant le volant.

Quelques minutes plus tard, nous traversions Sunset Boulevard à toute allure.

~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~

"Euh Ju... Cette fois je ne la suis pas notre Bella ! Nan, nan ! Autant la beach party c'était sympa autant là... Les lectrices vous êtes d'accord ? Youhou les lectrices ?"

"Y a quelqu'un? J'crois qu'y a juste nous deux So! Bon comme toi... je vais éviter de suivre Bella... enfin ça dépend... parce que pour monter dans la jolie tuture d'Edward... bah... je dis oui!"

"Les filles montrez-vous hein ? Une review = un cocktail surprise à déguster dans la tuture d'Edward avec lui dedans ! (Sur lui aussi c'est possible) ! Merci pour vos gentils messages sur le dernier chapitre ! "

"Oui merci les gens! Vous êtes adorables! Moi le cocktail je le déguste sur lui c'est clair! Avec une saucisse apéritive en prime!!!! En Alsace on aime les Knacks!!!!"

"Huuuuuummm, attends je ramène le figatellu ! En Corse on est les rois de la saucisse explosive ! Bon, à la semaine prochaine ? Si les lectrices le veulent bien ?"

"Ben j'espère qu'elles le veulent bien... parce qu'elles le valent bien! Ok c'est bon... je sors! C'est la blague la plus rip's de toute ma vie!!! A dimanche prochain tout le monde!!! Salut Bisomme!"

"A plus, a dopu les filles ! Ju, à tout de suite ! "

vendredi 7 mai 2010

Les créas de Scrapafaçoned


Un grand merci à Scrapfaçoned qui a réalisé la bannière de ce blog ! Elle est magnifique !


Voici l'adresse de ses blogs : Design by Scrapaconed, Le Scrap Façon Ed. N'hésitez à y faire un tour pour admirer ses prouesses graphiques ;)

A dimanche...


mercredi 5 mai 2010

5 - Beverly Hills, Love and Lust


~¢нαριтяє 5 : ∂ιяту ∂αη¢ιηפ~

xXx

Song: Rude Boy – Rihanna

http[:]//www[.]youtube[.]com/watch?v=e82VE8UtW8A

xXx

POV Bella

La Bella raisonnable me criait de reculer. La Bella rebelle m'incitait à me laisser faire… et la Bella rebelle était en train de prendre le total pouvoir. J'étais incapable de résonner correctement. J'avais envie de me laisser faire. J'avais juste besoin de prendre mon pied et je savais qu'entre ses mains j'allai facilement atteindre des sommets.

Lorsque ses lèvres se posèrent sur les miennes, je n'eus plus aucune hésitation. Mes tempes bourdonnèrent, mes instincts primaires se réveillèrent et je me plaquai contre lui. Il entrouvrit sa bouche et sa langue s'enroula immédiatement dans la mienne sans que je lui oppose de résistance. Parce que de résistance il n'y en avait plus. Je m'abandonnai et gémis.

Il se recula soudain, me contempla quelques secondes. « Je le savais ! » Souffla-t-il en plongeant à nouveau sur mes lèvres.

Je détestais lui donner raison. Mais pour l'heure c'était le dernier de mes soucis. J'avais juste envie de le sentir en moi et de dégager toute la frustration accumulée depuis trois jours.

Notre baiser si fit plus passionné, plus ardent et ses mains commencèrent à courir sur mes fesses, mes hanches, sur mon ventre.

Il mit fin au baiser me laissant haletante et avide de regoûter à ses lèvres. Il ne resta pas inactif ; il mordilla d'abord ma mâchoire avant de tracer un sillon de baisers dans mon cou.

Ses mains remontèrent dans mon dos et il fit descendre avec une lenteur démesurée la fermeture éclair de mon bustier.

Il picora encore de baisers mouillés mon cou puis sa langue affleura les coutures de mon vêtement. Les fines gaines ne me comprimaient plus la taille et d'un geste leste il tira sur le tissu et m'en débarrassa d'un coup libérant ainsi ma poitrine nue.

Mes seins pointaient vers lui et il se hâta de prendre en bouche un de mes tétons, de le sucer et l'aspirer avec gourmandise. Il le tortura délicieusement avec sa langue me rendant encore plus folle de désir. Mes doigts s'étaient immiscés dans sa chevelure désordonnée, tirant dessus pour le rapprocher encore plus de moi. Je le sentis sourire contre mon sein avant qu'il n'aille s'attaquer à mon autre téton qui lui aussi réclamait son attention.

Il revint à mon visage, et chopa entre ses dents le lobe de mon oreille. "Tu aimes ce que je te fais ma belle on dirait." Son souffle chaud dans mon cou me fit frissonner. Ses mains glissèrent sur mes fesses et il les malaxa fermement tout en s'occupant à nouveau de mes pointes durcies par l'excitation.

J'étais incapable de lui répondre… seuls mes gémissements de plaisir pouvaient le conforter dans son idée.

Contre toute attente, il me souleva et j'enroulai naturellement mes jambes autour de sa taille. Sa bouche s'écrasa une nouvelle fois sur la mienne alors qu'il nous déplaçait vers le bar puis il le contourna pour prendre la place que j'avais occupée une heure auparavant. Il me déposa sur le comptoir. Je me penchai vers l'arrière, prenant appui sur mes avant-bras alors qu'il s'attaqua aux boutons de mon jeans. Il caressa ensuite mes cuisses de ses mains habiles, descendit sur mes mollets puis retira avec délicatesse mes ballerines. Il se mit à tirer sur le bas de mon pantalon. Comprenant où il voulait en venir, je soulevai les fesses pour lui faciliter la tâche. Comme mon bustier tout à l'heure, mon slim blanc atterrit sur le sol. Je me retrouvai alors en string dans une position plus qu'explicite. La vue le fit saliver. Sa langue rose passa à plusieurs reprises sur ses lèvres. Ses yeux étaient noirs de désir et il ne me quitta pas du regard lorsqu'il défaisait avec dextérité les boutons de sa chemise, dévoilant petit à petit la perfection de son torse d'Apollon.

Je pinçai ma lèvre inférieure entre mes dents alors que mes yeux se promenaient sur ses tablettes, s'attardant sur le « V » de sa ceinture abdominale.

Il se retourna quelques secondes et me fis face de nouveau une bouteille à la main. J'écarquillai les yeux et tremblai, anticipant ce qu'il s'apprêtait à faire.

"Ne t'inquiète pas Isabella" Me rassura-t-il. "Tu verras que tu vas aimer ça... ma langue sur ton corps..."

Je déglutis difficilement lorsqu'il versa les premières gouttes de Tequila sur mon ventre… Le liquide s'étala sur ma peau, dégoulina autour de ma taille.

Je me cambrai carrément lorsqu'il lécha l'alcool sur ma peau tout en gémissant, n'oubliant aucune parcelle.

"Hum… Ce que tu es bonne Isabella..." Susurra-t-il entre deux coups de langue. "Je suis certain que ta petite chatte a un goût merveilleux..."

Tandis qu'il continuait, ses doigts se posèrent sur mon entrejambe encore recouverte du minuscule morceau de tissu.

Sa langue titilla l'intérieur de mon nombril avant que son nez n'effleure brièvement mon intimité. Ses mains se déplacèrent sur mes cuisses et il écarta ces dernières un peu plus qu'elles ne l'étaient déjà.

Je n'étais qu'une vulgaire poupée de chiffon, désireuse de m'abandonner encore plus entre ses mains et sa bouche expertes.

Il agrippa soudain la ficelle de mon string et tira d'un coup sec, déchirant ainsi le tissu. Je poussai un petit cri de surprise et levai la tête. Il arbora un sourire satisfait en posant ses yeux sur mon minou luisant et épilé. Sa bouche descendit alors à une vitesse vertigineuse vers l'objet de sa convoitise.

Sa langue glissa une première fois sur ma fente humide m'arrachant un geignement de plaisir. Puis il lécha plus vigoureusement mes petites lèvres, mon clitoris, le mordillant de temps à autre. Je m'envolai, touchai les étoiles, je ne répondais plus de rien.

C'était bon... Oh putain ! Meilleur encore que tout ce que j'avais pu imaginer. Lorsque ses doigts se joignirent à sa bouche, un premier spasme me traversa. Il lapa avec encore plus de ferveur mon intimité en feu.

L'explosion ne se fit plus attendre bien longtemps. Un orgasme monstrueux me frappa et je ne pus réfréner le cri qui s'échappa de ma poitrine. Mon dos s'arqua alors qu'Edward buvait littéralement le jus qui s'écoulait de mon vagin.

Il se redressa en se léchant les babines et fit sauter le bouton de son jean.

"Putain Isabella... J'en peux plus... j'ai trop envie de te baiser".

Sa main droite fouilla la poche arrière de son pantalon. Il en sortit un préservatif et sans plus attendre abaissa son jeans et son boxer, juste assez pour libérer son engin en érection…

Et quel engin!

Jamais je n'avais encore été pénétrée par si gros calibre. Mon minou allait en avoir pour son grade!

Je gigotai devant lui, incapable de contenir mon impatience. Il déchira l'emballage du condom avec ses dents et déroula ce dernier sur son sexe avant de se pencher au-dessus de moi et de tirer mes fesses vers le rebord du comptoir.

"Dis-le Isabella!" M'ordonna-t-il alors que le bout de sa queue caressait mon entrée. "Dis que tu as envie que je te baise comme une bête!"

« Putain ! » Râlai-je haletante. « Tu le sais bien ! »

« Je veux te l'entendre dire ! » Fit-il en s'éloignant quelques peu de moi. « Tu ne peux pas savoir comme c'est bandant… et si excitant. »

« Prends-moi Edward… ça fait trois jours que j'attends ça alors ferme ta gueule et baise-moi ! » Le suppliai-je.

Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres et je sentis une nouvelle fois son bout frôler mon entrée. Contre toute attente, il poussa en moi d'un habile coup de rein. Il me pénétra entièrement et je retins ma respiration tant je me sentis alors tellement bien remplie.

Il s'immobilisa quelques instants, un sourire satisfait sur les lèvres, puis m'en remit un coup plus violent encore que le précédent.

"Oh putain, Isabella, ce que t'es serrée !" Grogna-t-il en fermant les yeux.

"Oui encore... Plus fort..."

Je n'aspirai qu'à ça, je le voulais plus profondément, plus vite...

Comme s'il lisait dans mes pensées, il empoigna l'arrière de mes genoux et les souleva. Il s'enfonça de nouveau et je jubilai.

"Putain ouiiii Edward !"

"Oui continue ! Arrache-moi les tympans ma belle ! Ta chatte n'a encore rien vu !"

Il poussa plus fort et je sentis une douce chaleur m'envahir. Ses coups de butoir redoublèrent d'intensité et des grognements bestiaux émanèrent de sa bouche. Je m'accrochais à ses épaules alors que mes hanches se soulevaient pour approfondir encore davantage ses pénétrations. Des gouttes de sueur perlaient sur ses tempes et sa mâchoire se crispait. Il était au bord de l'extase tout comme moi.

Il poussa encore en moi deux ou trois fois, mes parois se serrèrent autour de son membre et la jouissance nous happa simultanément. J'hurlai de plaisir tandis qu'Edward jurait en se déversant dans la capote.

"Oh putain !"

Je me laissai tomber en arrière alors qu'il s'écroula sur mon corps. Il nous fallut quelques minutes pour reprendre une respiration à peu près normale.

Il déposa ensuite un baiser au creux de ma nuque puis ses lèvres frôlèrent mon oreille. « J'ai gagné. » Murmura-t-il.

Puis sans m'accorder un regard, il fit glisser la capote la balança dans la poubelle puis remonta jean et boxer.

La scène dura à peine quinze secondes mais suffit à me refroidir immédiatement et le temps que je me flagelle intérieurement, il avait déjà disparu.

J'avais cédé. Je n'arrivai pas à croire que je n'avais pas réussi à avoir la volonté nécessaire pour le repousser. Il était arrivé au bon moment le salaud. Juste lorsque j'étais à fleur de peau.

Et maintenant ? Je n'avais aucune idée de la suite. Je ne savais pas à quoi m'attendre avec lui. Il était hors de question que l'écho de notre partie de jambes en l'air arrive aux oreilles d'Alice. J'allais devoir m'entretenir rapidement avec lui à ce sujet. Ce qui ne devait pas s'avérer bien difficile étant donné que nous étions voisins…

Et… il était évident que même si je crevais d'envie de remettre le couvert, cela ne devait plus jamais se reproduire…

xXx

Alice n'était pas allée bosser le lendemain. La pauvre avait la gueule de bois. Affublée d'un énorme chapeau et d'une paire de lunettes de soleil à la Paris Hilton, elle occupait un des transats alignés au bord de la piscine.

« J'ai mal au casque nom d'un chien ! » Se plaignit-elle tandis que je m'évertuais à effectuer le nettoyage quotidien de la piscine.

« Ça m'apprendra à boire pour me donner du courage ! » Continua-t-elle. « C'est effrayant la capacité qu'à ce mec à me déstabiliser ! Et le pire… c'est qu'il n'en a même pas conscience ! »

Jasper, tome 3.

Une fois qu'Alice était partie, il était quasiment impossible de l'arrêter. Mais d'un côté, ce n'était pas plus mal. Cela évitait qu'elle me pose des questions sur ma fin de soirée et que je sois obligée de lui mentir. Je n'aimais pas ça…

J'étais toujours en train d'écouter ma meilleure amie me parler du Hot Doc' en long et en large, lorsqu'Edward-j'ai-une-énorme-queue-Cullen sortit de chez lui. Mon corps entier se mit à irradier et je ne savais absolument pas quelle attitude adopter. Je m'attendais à ce qu'il pose sur moi un de ses regards déstabilisants mais il n'en fit rien. Il passa à côté de moi comme s'il ne m'avait pas vu.

Ma fierté venait d'en prendre un coup. J'avais été un minou de plus à son tableau de chasse…

En même temps, tu t'attendais à quoi Bella ? Qu'il te demande en mariage et qu'il te fasse trois gamins d'affilé ?

« Bella ?! » M'appela Alice m'extirpant de mes pensées.

« Hein ? Quoi ? »

« Je suis en train de te parler de l'homme de ma vie là ! En tant que meilleure amie et future demoiselle d'honneur, tu es sensée m'écouter ! »

J'éclatai de rire sous le regard froid d'Alice. Je m'interrompis presque aussitôt, comprenant que ce n'était définitivement pas le moment de rire.

« Euh… Alice ? Tu ne trouves pas que tu vas un peu vite en besogne ? » Lui demandai-je, sachant très bien que j'empruntai un terrain miné.

« Absolument pas Bella ! Ça prendra le temps qu'il faudra mais je suis certaine qu'un jour je deviendrai Madame Jasper Withlock ! » S'exclama-t-elle.

« Okay… bon… alors c'est quoi ton plan ? »

« J'ai pensé simuler un malaise… »

Un malaise ?! Alice ne reculerait devant rien.

« Alice, je crois que tu pourrais commencer par l'inviter à boire un café… Histoire de partir sur de bonnes bases ! »

Alice haussa les épaules dédaigneusement. « Un café ! Pffff… C'est tellement commun… »

« Je te remercie, c'est comme ça qu'on opère chez moi ou devrai-je dire chez nous ma belle ! »

Mon amie se tourna soudain vers moi, visiblement consciente de s'être un peu emballée.

« Ce n'est… Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire… Mais il est tellement… Tellement exceptionnel ! »

Il en était un autre qui était exceptionnel… Au point de m'avoir fait grimper aux rideaux comme jamais hier soir, pour mieux m'ignorer au petit matin…

Et putain je le savais, c'était ça le pire. Il n'empêche que…

Non !

Il n'empêche que j'avais besoin de clarifier la situation. Alice avait parlé mais je ne l'avais pas écouté cette fois. J'avais hoché la tête et lui avais souhaité ensuite une bonne fin de sieste. Bien qu'elle eut été très prolixe tout à l'heure, elle ne mit pas deux secondes à replonger dans l'état de léthargie dans lequel je l'avais trouvé.

Edward-je-suis-trop-une-putain-de-bête-de-sexe-Cullen saurait qu'une Swan ne renonce jamais. Je tenais à cette explication et je lui imposerai tôt ou tard.

Le reste de la journée avait passé très vite. J'avais flâné dans mon appartement puis je m'étais attelée à ma tâche dans le jardin et autour de la piscine après le déjeuner. Ces gestes commençaient à m'être familiers, c'est pourquoi j'allais de plus en plus vite. Je me retrouvai finalement sans plus aucun travail à réaliser.

Il était seize heures, j'avais encore du temps avant de prendre mon service au Push.

J'avais guetté durant tout ce temps le retour du serial fucker dans sa garçonnière. En vain…

Je m'installai alors sur un transat près du bassin, mon maillot de bain de la veille sur les fesses, stratégiquement placée au bord de l'allée qu'empruntaient tous les résidents. Autant joindre l'utile à l'agréable…

Je commençai à peine de somnoler lorsque j'entendis une heure plus tard le portail s'ouvrir. Je me redressai brusquement et remontai mes lunettes de soleil sur mon front.

Fausse alerte…

Rosalie entra en trombe dans l'enceinte encombrée de paquets et suivie par un petit garçon aussi blond qu'elle.

« Rosalie… Euh… salut ! » Trouvai-je seulement à lui dire, un peu surprise.

Son neveu ? Son… fils ?

« Bella, je n'ai pas trop le temps ! » Elle rebroussa chemin en ronchonnant et attrapa le gosse qui s'était accroupi dans l'herbe. « Tom, on a pas que ça à faire, tu dois encore prendre un bain ! Non mais regarde dans quel état tu t'es mis ! »

L'enfant poussa un cri de mécontentement et se laissa traîner jusqu'à l'escalier.

« Papa, y fait pas pendre de bain ! C'est nul ! »

Je les suivis des yeux jusqu'à l'étage, encore interloquée. Merde alors… Et Alice ne m'a pas parlé de ça !

Tandis que je me rallongeai, un autre locataire fit son entrée, celui que précisément j'avais attendu tout l'après-midi. Je le manquai presque de peu. Je bondis cette fois sur mes pieds et le rattrapai alors qu'il s'apprêtait à son tour à emprunter l'escalier.

« Eeeeh ! » Le hélai-je.

Il ne daigna même pas se retourner. J'empoignai alors son bras, ce qui affola mon cœur au passage, et le forçai à me faire face.

Ses émeraudes incandescentes se posèrent sur moi et je fus une fois de plus happée par le magnétisme animal qui s'en dégageait.

Mais… Mon attention fut immédiatement monopolisée par les gouttes de sang qui perlaient au coin de sa lèvre inférieure salement boursouflée.

Il remarqua presque immédiatement ce que j'étais en train de regarder et apparemment cela ne sembla pas lui plaire.

« Qu'est-ce que tu veux Isabella ? » Me demanda-t-il froidement.

« Je… euh… » Balbutiai-je, ayant légèrement perdu le fil.

« Ecoute ma jolie, que les choses soient claires, j'ai eu ce que je voulais… on a passé un bon moment mais ça s'arrête là. Je ne couche jamais plusieurs fois avec la même femme… alors… laisse tomber ! »

Je restais totalement interdite face à ce qu'il venait de me dire. C'était à moi de mettre les choses au clair… pas à lui. Pour la deuxième fois de la journée, ma fierté en prit un coup… et pas des moindres !

« Très bien ! » Fis-je après avoir repris une certaine contenance. « De toute façon, je ne comptais pas baiser avec toi une seconde fois. Je tenais à te le dire. C'était une erreur. Une erreur qui, j'aimerai, reste entre nous. »

« Parfait ! » S'exclama-t-il.

« Bien ! »

Là-dessus, il passa furtivement ses doigts sur sa lèvre pour essuyer le sang puis tourna les talons, grimpant rapidement les marches. Je le suivis du regard jusqu'à ce qu'il s'engouffre dans son appartement.

Merde mais qu'est-ce qui clochait chez lui ?

Outre son côté torridement sexy et ses fabuleuses performances sexuelles, un certain mystère gravitait autour de ce type.

Premièrement, personne ne savait vraiment ce qu'il faisait de sa vie… et puis, c'était quoi cette balafre à la lèvre ?! Avait-il des ennuis ? Etait-il un gars peu recommandable ? Oui ça il l'était. Un type pas recommandable avec une énorme queue.

Tu t'égares Bella.

Quoiqu'il en soit quelque chose ne tournait pas rond chez Edward-j'ai-du-matos-dans-mon-pantalon-Cullen !

J'avais très envie de savoir mais ce n'était absolument pas raisonnable. J'avais d'autres chats à fouetter. J'étais là pour une seule chose et je ne devais pas changer de cap !

Résignée, je marchai jusqu'à chez moi. Je poussai la porte de mon appartement et m'affalai sur mon canapé.

La journée avait été forte en émotion. J'avais commencé par me faire sauter par un connard au petit matin, pour me faire remballer par ce même connard à la fin de la journée. Entre temps, j'avais eu le droit à quatre bouquins sur Jasper et découvert que Rosalie était potentiellement maman !

La vie à Beverly Hills n'était décidément pas de tout repos ! Et je n'étais sans doute pas arrivée au bout de mes surprises.

J'observai le plafond blanc de mon séjour un long moment avant d'enfin me décider à me bouger un peu. C'était bientôt l'heure d'aller bosser.

Alors que je m'apprêtai à passer la porte de la salle de bain, mon portable se mit à vibrer.

Je regardai furtivement l'écran du mobile qui était posé sur mon lit.

Numéro privé.

En temps normal, je ne répondais jamais à ce type d'appel. Mais cette fois-ci, pour je ne sais quelle raison, je décrochai.

"Allo ?"

"Isabella Swan ?"

"Oui c'est moi."

"Bonsoir c'est Mary. Mary Allistair."

Effectivement, je n'étais pas au bout de mes surprises.

xXxXxXxXxXxXxXxXxX

"Allô Ju ? Euh... tu ne croules plus sous les bulles ?"

"Non, non ça va! J'ai décuvé! D'ailleurs merci pour vos p'tits messages pour mon anni et pour vos reviews en général. Vous êtes formidables! N'est-ce pas So?"

"Oui vous êtes supers les filles, merci ! Vous n'imaginez pas à quel point vous nous boostez ! On espère que nous vous avons fait plaisir aujourd'hui ! N'hésitez pas à vous exprimer hein ! Bon Ju, on continue alors ?"

"Plutôt deux fois qu'une! Oups, j'ai un double appel! Juste une seconde... [...] So! C'était Alice! Elle nous propose une beach party! Ca te tente? Beaux mâles au programme..."

"*déglutit bruyamment* Quand tu dis 'beaux mâles' au programme, tu penses à la team-on-est-trop-canon-et-trop-bien-monté-Cullen ? Parce que je saute dans mon bikini si c'est oui ! Oh, où est l'huile de tiaré ?"

"Bien sûr! Qui d'autres?! Oublie le bikini poulette! Ce soir c'est bain de minuit! Tous à poils! On va voir du kiki c'est moi qui t'le dis!!!"

"Oh ouais du kiki ! En parlant de kiki, ramène Newton on va bien rigoler... Bon Ju, je t'attends, toi et ta super Porsche ! Cinq minutes ! Pas une de plus "

"Le temps de choper la loupe pour Newton et j'arrive ma p'tite So! Les filles? (Les mecs!?) On vous retrouve là-bas? Allez, à plus dans l'bus!"

"A plus dans l'bus ! Mdr ! Venez nombreuses (nombreux ?!) ! A bientôt !"

Related Posts with Thumbnails