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dimanche 6 juin 2010

10 - Beverly Hills, Love and Lust



~¢нαριтяє 10 : ηєνєя тяυsт~

~xXx~

Song : Lost in Hollywood – System of a down

http[:]/www[.]youtube[.]com/watch?v=vYpXvptY3wY

~xXx~

POV Bella

Je n'avais pas envie d'ouvrir les yeux. Peut-être parce que j'avais peur… Peur de la réalité. Peur que la nuit que je venais de passer avec Edward ne soit qu'un rêve.

Nous avions fait l'amour sur le plancher… puis une seconde fois dans mon lit. Et ça avait été… Je ne savais comment définir nos ébats. Une chose était sûre… cela n'avait rien à voir avec notre baise au Push.

Je me décidai enfin à ouvrir les yeux, et quelle ne fut pas ma déception en constatant qu'il n'était plus à mes côtés… Une partie de moi s'attendait à ce qu'il en soit ainsi… mais l'autre n'avait cessé d'espérer.

Je ne sais pas à quel moment il était parti mais j'étais certaine de m'être endormie dans ses bras… et je savais que tout avait changé entre nous. Il m'avait montré sa face cachée. Il n'avait rien à voir avec le connard immonde que j'avais connu les premiers jours… Plus rien à voir avec le salaud qui m'avait laissé complètement démunie sur un comptoir après m'avoir prise sauvagement.

Pour être honnête, je ne m'attendais pas à un tel revirement de situation. Je ne savais pas ce qui avait fait changer Edward mais tout ça était bel et bien arrivé.

Je me sentais différente. Comme si une chose que j'avais trop longtemps retenue se dispersait dans tout mon corps. Je me sentais plus légère, plus forte, plus épanouie. Et prête à reprendre les recherches sur ma mère à ses côtés…

Bien sûr, je savais que mon engouement n'avait rien de raisonnable. Je ne connaissais rien de lui. Je ne savais même pas comment il se sentait après la nuit que nous avions passée, ni comment il voyait la suite. Je n'oubliais pas pour autant sa situation professionnelle… Gigolo ou je ne sais trop quoi !

Je redescendais tout doucement de mon petit nuage. J'avais fait l'amour avec un homme qui offrait son corps à des femmes… Il devait avoir l'habitude de jouer un rôle… Avait-il joué avec moi ? Une façon de me mettre dans son lit une nouvelle fois ?

Je ne pouvais le croire…

« Tu es si belle. »

« Bella. »

"Tu risques d'être surprise Swan..."

« Tu me rends fou Bella. Putain tu me rends fou. »

Je ne pouvais définitivement pas le croire. C'est avant qu'il jouait un rôle.

Je me levai et remuai dans mon esprit ces nouvelles théories, ces nouvelles interrogations.

Quoiqu'il en soit réellement, quelque chose avait changé sans que je puisse le définir précisément.

Je déjeunai rapidement puis sortis de mon appartement pour rejoindre celui d'Alice. Je ne pouvais supporter de rester seule ce matin.

Je m'avançai égoïstement jusqu'à la porte de son duplex lorsque je me souvins tout à coup qu'elle n'était pas rentrée seule hier soir. Je baissai la main qui s'apprêtait à cogner sur le bois et reculai d'un pas.

J'hésitai encore lorsque la porte s'ouvrit soudain à la volée. Alice apparut, pimpante et visiblement pressée.

"Bella !" Le sourire qu'elle affichait parlait pour elle.

"Je suis à la bourre !" Reprit-elle. "Mais... Oh allez rentre, il faut quand même que je te raconte !"

Elle m'attrapa par le bras et me tira dans l'entrée.

"Café ? Thé ?"

"J'ai déjeuné. Merci Alice."

Elle s'effondra dans son canapé et je pris place en face d'elle, impatiente.

"Euh... Alors ?" Lui demandai-je.

"C'était... Oh c'était..."

Ses yeux pétillèrent, ses joues rosirent. Mon amie était bel et bien tombée amoureuse de son voisin.

Elle aussi ?

Seulement elle Bella !

Je me préparai à entendre le récit de sa folle nuit de sexe avec le docteur Hale.

"Il m'a raccompagnée. Il est entré aussi."

"Ah..." Feignis-je, l'air étonné.

"Et on a parlé."

"Parlé ?"

"Parlé, ouais. Mon parcours, le sien. Sa famille."

Incroyable...

"Et puis on a beaucoup ri ! Mon dieu, ce type est parfait. Il est pour moi Bella ! Je le sais bon sang !"

"Attention Alice, ne t'emballe pas. Tu sais que la dernière fois que-"

"Bella, j'avais baisé dès le premier soir avec ce connard ! " Me coupa-t-elle. "Nous n'en sommes même pas au flirt ici ! Non c'est un signe !"

"Justement est-ce tu ne crois pas que s'il avait été-"

"Je ne t'écoute plus !" Hurla-t-elle en se bouchant les oreilles.

"Okay !" Ris-je. "Tu me connais, j'ai plutôt tendance à imaginer le pire !"

Parce que s'enticher d'un gigolo c'est pas le pire peut-être...

"Jasper est adorable, c'est un gentleman et tu es son âme sœur !" Tentai-je de me rattraper.

Elle me fit un sourire radieux. "C'est mieux !"

"Et toi ta soirée ?"

"Rentrée sans encombre. Je me suis endormie tout de suite et me voilà."

Dois-je te parler de ce qui est arrivé entre ces deux moments... Dois-je évoquer comment ton locataire sexy m'a fait planer...

Alice soupira. "Bella, tu es décidément trop sage... Heureusement que nous sortons dans quelques jours ! "

Merde... J'avais zappé ce plan foireux...

"Allez, cette fois j'y vais vraiment !" Elle se leva d'un bond et trottina jusqu'à l'entrée.

Je la suivis à l'extérieur. Après m'avoir demandé si je travaillai le soir elle claqua une bise sur ma joue et se dirigea vers le portail.

Je la vis saluer quelqu'un de loin puis disparaître.

9h15.

Il était temps de bosser un peu. Je descendis dans la cour, jusqu'à la piscine qui avait failli abriter mes amours de la veille.

Je ne pus réfréner un petit pincement au cœur. D'autant plus douloureux que je reconnus enfin la personne à qui Alice avait fait signe. Edward se tenait à l'ombre d'une arcade. Il pianotait sur son téléphone, concentré à l'extrême. Ses clefs de voiture dans la main droite, une veste noire pendue à son bras.

Il leva la tête une seconde plus tard et ses lèvres adorables se plissèrent lorsqu'il m'aperçut.

"Salut." Lui lançai-je mal à l'aise. Je me tortillai un peu, déjà submergée par les images torrides de la veille.

Il n'avait pas cet air de connard arrogant et sûr de lui. J'eus tout à coup un minuscule espoir.

"Salut." Me lança-t-il froidement.

Espoir qui s'évanouit instantanément.

Il s'avança cependant vers moi. Son petit air suffisant habituel avait été remplacé par une espèce de gêne.

Il passa la main dans ses cheveux, son regard était fuyant.

« Ecoute à propos de cette nuit, je - »

« Nan ! » M'exclamai-je en levant la main. « Ne dis rien ! »

Je savais pertinemment ce qu'il allait me dire. Les mecs avaient toujours les mêmes excuses merdiques.

« Je suis désolé… » Dit-il tout bas.

« Désolé ? Tu es désolé ? » M'emportai-je. « Mais qu'est-ce que ça veut dire ça Edward ? Hein ? Qu'est-ce que tu attends de moi à la fin ? J'en ai assez de tes changements d'humeur incessants ! Tu ne me feras pas croire que cette nuit n'a pas été spéciale pour toi ! Parce que… parce que ce n'était pas rien… »

« Je ne suis pas quelqu'un pour toi Bella… alors je préfère me dire que ce n'était rien… »

Je ne savais pas ce qui me retenait de le gifler. Je lui en voulais. Je lui en voulais de réagir de la sorte et je m'en voulais d'avoir pu croire qu'il était différent.

« Tu as raison Edward ! Ce n'était rien ! Considère que cette nuit était une erreur de parcours… parce que… pour moi c'en est une ! »

Je m'empressai de tourner les talons et me dirigeai vers mon appartement. J'y pénétrai et claquai violemment la porte derrière moi.

Quel connard ! Mais quel connard ! J'étais furieuse et en même temps, je me sentais tellement conne. Comment avais-je pu me montrer aussi naïve ? J'aurai dû le savoir. Pourtant, j'avais plongé tête la première.

Une vraie bleue.

Comment avais-je pu oublier aussi vite qu'il s'agissait d'Edward-je-baise-comme-un-dieu-mais-je-suis-un-putain-d'enculé-Cullen…

Il avait simplement voulu s'amuser avec moi. Il avait donc joué un rôle ? S'était-il comporté avec moi comme avec une de ses clientes ? Je ne pouvais pas le croire. Il m'avait fait l'amour.

Parce que tu lui as demandé…

Je lui avais demandé… et il l'avait fait. Il savait comment répondre aux demandes des femmes… aux demandes de ses clientes…

Une cliente… Je me sentais comme telle.

Mon regard se posa alors sur mon sac à main, que j'avais balancé à la va vite sur le canapé après y avoir fourré tout mon bric-à-brac.

Autant faire les choses dans les règles de l'art… je voulais qu'il n'y ait plus de malentendus entre nous.

J'attrapai mon sac à main, sortis de mon appartement et traversai la cour. Je grimpai les marches qui menaient à son appartement et me mis à tambouriner contre sa porte.

Il apparut rapidement devant moi, surpris de me trouver là.

« Bella… qu'est-ce que - »

Je lui balançai en pleine tronche les quelques billets que je venais de sortir de mon portefeuille.

« Tiens ! C'est pour m'avoir baisée cette nuit ! Tu as bien fait ton boulot ! » Lui assénai-je.

« Arrête Bella ! C'est ridicule ! » S'exclama-t-il, agacé.

« Pour toi c'est Isabella ! » Crachai-je.

Je m'apprêtai à faire demi-tour mais un détail important me traversa l'esprit.

« Au fait… ton aide, tu peux te la foutre là où je pense ! Je n'ai pas besoin de toi Cullen ! » Lui lançai-je, acerbe.

« Tu sais très bien que tu n'arriveras à rien sans moi ! »

« Je suis quelqu'un de persévérant ! Et puis merde, occupe-toi de ton cul ! »

Je ne m'attardais pas plus longtemps, dévalant les escaliers en courant. Des larmes de rage avaient commencé à perler le long de mes joues et il était hors de question qu'il me voit dans cet état.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o

POV Edward

Je la regardais s'éloigner… Je n'avais pas voulu tout ça. Ça n'aurait même pas dû arriver. J'avais déconné. Complètement déconné. Elle avait raison de réagir de la sorte.

Le problème c'est qu'elle foutait en l'air toutes les résolutions que j'avais prises depuis quelques années maintenant. J'avais toujours refusé de m'attacher. J'avais décidé de devenir ce salaud sans cœur, celui qui ne couchait jamais deux fois avec la même femme pour éviter ça.

Je ne m'en étais pas rendu compte la première fois où mon regard s'était posé sur elle, mais je savais maintenant qu'elle était spéciale.

Je n'avais pas prémédité ce qui s'était passé la veille. Elle avait été là. Assise au bord de la piscine, l'éclairage du bassin lui donnant cet aspect irréel de créature enchanteresse. Sans le savoir, elle m'avait attiré vers elle. Il avait fallu que je lui parle… juste que je lui parle… sauf qu'une chose en avait entraîné une autre… Je n'avais pas su résister.

Mais comment résister à ce putain de corps de déesse ? A ses lèvres pleines ? A son parfum enivrant ?

Comment résister à cette femme qui me plaisait, tout simplement ?

Ça ne m'avait jamais fait ça avant. Je me contentais de baiser. De mon comporter comme un gros connard, poussé par mes instincts bestiaux. J'avais toujours fonctionné de cette façon. Je m'étais volontairement donné cette image. Je m'étais enfermé dans ce personnage. J'avais même aimé être ce type. J'aimais le sexe. J'aimais baiser. C'était ma drogue. Puis, elle était arrivée et ma carapace de serial-fucker se fissurait petit à petit. Je n'arrivais pas à lutter contre ça. Putain, il avait fallu que ce soit elle. Il avait fallu que je tombe sur elle à Sunset.

Elle ne voulait plus de mon aide… Je pouvais comprendre mais pas me résigner à accepter. Elle pensait pouvoir se débrouiller seule. Sauf qu'elle ne savait rien. Elle n'avait pas idée de comment je pouvais l'aider.

Mon téléphone se mit soudain à sonner, me sortant de mes pensées. J'attrapai mon mobile. C'était Jacob.

« Ouais Jake ? » Fis-je après avoir décroché.

« Ramène ton cul Cullen. Tanya veut te voir illico presto. » M'apprit-il.

Je raccrochai, ramassai mon flingue planqué dans un tiroir et le glissai à l'arrière de mon jean. J'enfilai une veste pour camoufler le tout et me dépêchai de sortir. Tanya n'était pas le genre de femme qu'on faisait attendre…

o*o*o*o*o*o*o

J'arrivai une heure plus tard à la brigade. Ma bagnole avait beau en avoir sous le capot je n'avais pas encore trouvé de solution pour éviter les bouchons de cette ville pourrie.

Le bâtiment était situé dans le quartier des affaires de LA, soit pas la porte à côté. Je voyais de là ma boss me reprocher une fois de plus d'avoir choisi le coin le plus huppé de la région pour opérer en toute tranquillité. Ça et le retard… je n'avais pas fini d'en prendre plein la gueule…

« 'Lut Jacob ! » Lançai-je à la volée en passant devant le bureau de mon bureaucrate de collègue.

« Magne-toi Cullen, elle commence à péter un plomb ! » Me répondit-il.

Je haussai les épaules et taillai la route. Tanya était une femme de poigne, certes, mais je n'étais le genre de flic qu'on menait à la baguette. J'agissais selon mes instincts quitte à me mettre en danger. C'est pour ça que j'avais été chargé seul d'enquêter à Sunset. J'étais un des meilleurs et Tanya le savait.

J'entrai dans son bureau où déjà Alec passait sur le grill. La tête baissée, les pommettes cramoisies, le gus devait encore être tiraillé entre son admiration pour sa patronne et son énième incompétence.

« Cullen, j'avais dit 'tout de suite' bordel de merde ! » Hurla ma supérieur blonde comme les blés.

Je m'assis nonchalamment sur une des chaises en face de son bureau, me débarrassait de mon Beretta en le posant sur sa table de travail. Je croisai ensuite les bras sur mon torse et la regardait, impassible.

Je n'avais rien à lui mettre sous la dent, et nous le savions tous les deux, je ne tenais pas cependant à rentrer dans son jeu à la con.

« Tu m'expliques ce que tu glandes depuis deux mois bordel de merde ! » Commença-t-elle.

« Tanya rappelle-moi depuis combien de temps tu n'as pas mis les pieds sur le terrain ? » La provoquai-je.

« Je retire Jane et Victoria de l'affaire, elles ont pris assez de risques, tu te démerdes tout seul ! A part vos notes de frais dans ce bar à la noix, je vois pas ce qui est exploitable ! »

« Il y a eu des complications. » Dis-je soudain.

« De quelle nature ? »

Bordel, je n'allais quand même pas lui parler de Bella. De ma douce, délicieuse et aventurière Bella.

« Quelqu'un d'autre n'a pas sa place sur Sunset et cherche aussi des informations. »

« Le FBI ! » Tanya se leva sous le coup de la colère. « Putain de merde, me dis pas que le FBI a piqué ton job ! »

« Calme-toi. C'est juste une civil. Il n'empêche qu'elle était là quand j'ai voulu tenter quelque chose il y a quelques jours. »

« Tu te fous de moi Edward ? »

« Ah c'est Edward maintenant ? » L'interrogeai-je innocemment.

« Ne joue pas au plus malin ! Tu ne me feras pas croire que c'est à cause de cette gonzesse que tu n'as rien à me donner depuis un mois ! »

Tanya commençait à m'exaspérer. Ses seins siliconés s'agitaient sous mon nez et l'odeur de son parfum de luxe de merde me filait la nausée.

Je bondis sur mes pieds et m'appuyai sur son bureau de manière à positionner mon visage à hauteur du sien.

« Ecoute-moi bien Tanya, tu as beau en imposer à toutes les queues de ta putain d'unité, moi ça ne me fait pas bander de te ramener des infos bidons pour que tu me lèches le cul après. Alors ouais, j'ai des infos. Ouais, j'ai pas envie de te les balancer tant que ce n'est pas du 100% sûr. Et ouais, je ne crève pas d'envie de baiser avec toi. Maintenant tu me laisses bosser et tu me fais confiance. »

J'attrapai mon flingue sous l'œil halluciné de ma boss. Ses yeux roulaient dans ses orbites, ses ongles commençaient à s'enfoncer dans le bois de son bureau. J'en profitai pour me diriger vers la porte.

« Et mec, attends ! » Me héla Alec en voulant me rejoindre.

« Toi, tu restes là ! » Lui ordonna Tanya. « Cullen ! »

J'avais déjà claqué la porte et avançais à grands pas jusqu'au bureau de Jake. Il me fallait faire vite avant que l'autre harpie me tombe à nouveau dessus. Qui sait quelle nouvelle pirouette j'allais devoir encore inventer…

« Jake, des infos ? » Lui demandai-je sans détour.

« A peine. » Il sortit une feuille d'un tiroir et me lut ce qu'il avait noté. « Renée Dwyer. Né en 1961 à Seattle. Mariée à Charlie Swan, aucun divorce n'a été prononcé. Mère d'Isabella Marie Swan, née en 1985. Arrêtée il y a quelques années sur Sunset pour racolage, relâchée le lendemain. Elle a disparu de la circulation depuis six ans. »

Une prostituée… Ainsi donc Isabella cherchait bien au bon endroit.

Putain de merde. C'était du lourd.

Moi qui avais décidé d'éviter de croiser ma voisine, je crois que c'était foutu. Bella avait l'air d'être une personne têtue et je ne pouvais pas la laisser se jeter encore une fois dans la gueule du loup.

Plus après m'être rendu compte que j'éprouvai autre chose qu'une simple attirance physique. Chose contre laquelle il me fallait lutter.

« Merci Jake. N'hésite pas à me contacter si tu en apprends plus. »

« A ton service. Active-toi un peu et ramène des infos à ta poufiasse de chef surtout. »

« A ta 'quoi' de chef ? » Tanya venait d'entrer dans le box et nous fusillait du regard.

« Allez je m'arrache ! Ciao la compagnie ! » Je m'empressai de regagner la sortie, Tanya sur mes talons.

« Cullen ! » Hurla-t-elle encore.

« A un de ces jours Denali. » Lui répondis-je sans me retourner.

La chaleur du dehors brûla mon visage et je m'empressai de rejoindre mon bolide sur le parking.

o*o*o*o*o*o*o

Après un rendez-vous foireux avec une indic, je décidai de faire un tour au Push. Je savais pertinemment qu'elle y serait mais je n'allais pas éviter tous les endroits que j'avais l'habitude de fréquenter. Et je savais très bien que j'allais obligatoirement devoir la côtoyer… que ça soit là-bas ou ailleurs. Je devais m'accoutumer à sa présence, faire un travail sur moi-même. C'était mieux, pour elle que je ne craque pas…. Ce qui s'avérait de plus en plus difficile si je prenais en compte l'effet qu'elle avait sur moi. Cependant, je faisais confiance à mon mental d'acier pour y parvenir.

Ah ouais ? Ton mental d'acier !

Il était d'acier avant ou pendant que tu lui faisais l'amour ?

Ma conscience n'arrêtait pas de me rappeler que j'avais commis une erreur. Une erreur que je ne pourrais pas réparer… Je ne pouvais pas revenir en arrière. Le truc c'est que j'avais des remords mais je ne regrettais pas d'avoir couché avec Bella. J'avais sans aucun doute vécu la nuit la plus intense de toute ma vie. Et cela avait irrévocablement changé quelque chose en moi.

Mais bordel, je ne devais pas laisser cette chose empiéter sur la vie que j'avais décidé de mener. J'avais fait un choix et je devais m'y tenir. Je n'oubliais pas pour quelle raison j'en étais arrivé là.

Il ne me restait qu'une seule chose à faire. Me glisser définitivement dans la peau d'Edward Cullen le tombeur, baiseur, menteur. Avec le temps, j'étais persuadé que cette chose qui grandissait en moi allait finir par s'estomper.

Je poussai la porte du bar, jetai un coup d'œil vers le comptoir et scannai rapidement la salle du regard. Je ne la vis pas. Peut-être que c'était sa soirée off. Cette idée me soulagea. Finalement, je n'étais pas encore prêt à la revoir.

Je repérai assez vite une jolie brune, qui sirotait une Margarita seule à une table… Autant remonter en selle sans plus attendre.

« Je peux ? » Lui demandai-je alors que je m'installais déjà à ses côtés sur la banquette.

« Euh… je… oui… » Accepta-t-elle, voyant que je ne lui laissais pas le choix.

C'était une belle fille, plutôt bien carrossée. Pas aussi bien que Bella mais pour baiser, elle faisait parfaitement l'affaire. Comment disait Jacob déjà ? Ah oui… pour une bite, un trou reste un trou !

« Comment se fait-il qu'une nana aussi canon que toi soit seule ce soir ? »

Bon sang, j'étais mauvais… J'étais en train de lui sortir la technique de drague du parfait looser !

La fille leva les yeux pour me regarder. Son menton se mit à trembler puis elle éclata un sanglot.

Bien joué Cullen ! Jackpot !

Je passais la demi-heure suivante à l'écouter me parler de sa rupture récente avec un certain Harry. Tout ce qui ne fallait pas faire pour pouvoir tremper son biscuit! Tout ça pour se sortir une femme de la peau qui plus est !

Puis soudain, mon regard se posa sur la dite-femme en question. Paul Meraz était en train de la draguer ouvertement et elle semblait se délecter de ses paroles. Foutu avocat de mes couilles !

Je connaissais un peu ce mec de par sa réputation… Il était… comme moi pour être totalement franc. Il faisait peut-être un peu plus dans la dentelle mais au final nous avions le même but ! Mettre la fille dans notre lit. Je ne voulais pas que Bella soit celle qui occuperait son putain de plumard le temps d'une nuit.

J'inventai une excuse bidon pour me débarrasser de la pleurnicharde. Sans plus attendre, j'allai me poser sur le tabouret voisin à celui de Paul. Les yeux de Bella me jetèrent des éclairs. Elle n'appréciait apparemment pas ma proximité.

Je commandai une pression au puceau derrière le bar et tendis l'oreille pour écouter le discours pompeux qu'était en train de déblatérer ce blaireau d'avocat.

« Tu sais Bella… Je suis sûre que toi et moi on pourrait vivre quelque chose de fort. » Il attrapa sa main et se mit à la caresser. « Tu sens le courant qui passe entre nous ? »

Je ne pus m'empêcher de me marrer. Sérieusement ce mec était un véritable guignol.

Lui et Bella me fusillèrent du regard, puis ce naze continua sa tirade vaseuse.

« Nous sommes faits l'un pour l'autre Bella… »

Putain ! Il allait fermer sa gueule ce con ? Il était temps que j'intervienne.

Je lui tapotai sur l'épaule.

« Excuse-moi mais… on se connait nan ? » Lui demandai-je après qu'il se soit tourné vers moi.

Il me dévisagea. « Je ne crois pas. » Fit-il sèchement.

« Je suis sûr que si… » Insistai-je.

« Et moi je suis sûr que non ! » Répliqua-t-il.

« Ça y est, ça me revient ! » M'exclamai-je. « C'était dans ce club échangiste ! C'est quoi son nom déjà ? Ah oui ! Le Sexual Mix ! »

Le visage de Paul devint cramoisi. Le pauvre ne savait plus où se mettre. J'étais plutôt fier de mon coup !

Contre toute attente, Bella fit le tour du bar et me tira par le bras. « Faut qu'on parle ! »

Elle m'entraîna à l'extérieur. Là où j'avais failli la prendre sauvagement la première fois.

« A quoi tu joues Cullen ? » S'énerva-t-elle.

« Je ne vois pas de quoi tu parles Isabella. » Fis-je, l'air innocent.

« Ecoute-moi bien Edward ! J'en ai ma claque de toi. De ton air suffisant, de tes sautes d'humeur, de ta possessivité injustifiée ! Tu me baises puis tu m'ignores. Tu me proposes ton aide alors que je ne t'ai rien demandé. Tu me fais l'amour et tu me dis que ça ne représente rien ! Et là tu me fais le coup du mec jaloux ? Je ne sais pas sur quel pied danser avec toi ! Et tu sais quoi, je ne vais pas attendre que tu te décides ! Je ne suis pas une marionnette ! Alors le mieux c'est que tu m'oublies ! Oublie que j'existe, oublie ce qui s'est passé entre nous ! Juste… fous-moi la paix ! »

Là-dessus, elle retourna à l'intérieur.

Encore une fois, j'avais joué au con. Encore une fois j'avais merdé.

Va falloir que tu te reprennes en main Cullen… et vite !

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"Youhou tout le monde! Merci beaucoup pour vos reviews! Vous avez assuré! N'est-ce pas So?"

"Oh que OUI les filles ! Vous êtes géniales ! Vous nous poussez à vous donner toujours plus ! Merci beaucoup ! Et maintenant nous sommes impatientes de savoir ce que vous pensez de ces révélations !"

"Bon... on avait prévu de vous emmener faire un tour en bateau avec les trois sexy boys... mais comme finalement la majorité se doutait du vrai taf d'Edward... ben... on va juste y aller toutes les deux!"

"Voilà que toutes les deux ! On teste et on vous dit ! Mais on vous propose d'autres options ! Option A : un séjour dans le manoir du plaisir, option B : un stage sur le porte-avion Roosevelt ! Sachant que les deux sont cumulables ! Vous trouverez le coupon réponse en cliquant sur la bulle 'review', comme c'est bizarre !"

"Et pour les mauvais élèves c'est direct au centre! Notre sexy éducateur va vous montrer comment écrire une bonne review... = 'Anghjulina et Clair-de-lune-25 sont exceptionnelles, elles savent comment diriger ma queue...' Euh... J'memballe là! lol! C'est le soleil qui me tape sur la tête! Bon allez j'enfile mon bikini et direction le port! So t'es prête? Allez, j'vous dis à la semaine prochaine. »

"Toujours prête, comme les scouts ! C'est moi qui conduit le bateau hein ? Allez les filles, c'est à vous maintenant ! De votre review dépendra votre affectation : l'enfer, le purgatoire ou l'enfer ! A la semaine prochaine ! Et très important : Caro on te souhaite un très joyeux anniversaire ! Gros gros bisous !"

dimanche 30 mai 2010

9 - Beverly Hills, Love and Lust




~¢нαριтяє 9 : αвαη∂ση уσυяsєℓƒ~

~xXx~

Song : El beso del final – Christina Aguilera

http[:]/www[.]youtube[.]com/watch?v=i7OdS7cpWQ8

~xXx~

POV Bella

Paul avait insisté pour me raccompagner la veille. Jasper et Alice étant rentrés avec la voiture de cette dernière, j'avais fini par accepter. C'était ça ou me payer un taxi. Il était charmant, je ne pouvais pas dire le contraire mais définitivement pas mon type. Il en faisait trop… beaucoup trop. Il avait tenté de se faire inviter dans mon appartement pour boire un dernier verre mais j'avais prétexté être trop fatiguée. Ce qui n'était pas faux en soi.

J'avais enchaîné avec une méga grasse mat' le lendemain. Les deux derniers jours m'avaient épuisé. Les recherches pour retrouver ma mère s'avéraient plus compliquées que je ne le pensais. Le milieu de la prostitution était plutôt fermé et la loi du silence semblait régir ce monde.

C'est peut-être ça qui m'avait poussé à accepter l'aide de Cullen. Il connaissait mieux cet univers que moi et pour cause ! Il y évoluait comme un poisson dans l'eau. Il saurait sûrement comment s'y prendre pour trouver des informations. Il devait avoir des relations, savoir dans quel endroit se rendre, vers qui se tourner… Choses que finalement j'ignorais.

Ce qui m'échappait par-dessous tout était les raisons pour lesquelles il tenait à m'aider. Il ne savait presque rien sur moi et j'ignorai presque tout de lui. Nous n'étions rien l'un pour l'autre et il s'était toujours montré si rustre avec moi. Voulait-il se faire pardonner son comportement envers moi ? J'avais du mal à le croire. J'avais cerné le personnage, du moins je pensais l'avoir cerné, et cela ne paraissait pas être son genre.

Cependant, j'avais besoin de son aide. Je préférai donc faire abstraction de toutes mes questions pour l'instant. Et de toute façon, je savais pertinemment que je n'obtiendrais pas de réponses. Ce n'était pas son truc.

Après m'être prélassée un long moment sous la douche, je décidai de profiter de la lumière du jour avant qu'il ne soit trop tard. Il était déjà quatre heures de l'après-midi. Il était aussi peut-être temps de donner des nouvelles à mon père. Je n'avais fait que converser avec son répondeur depuis mon départ.

Je sortis de chez moi dans l'optique de m'installer sur un des transats pour passer mon appel. Je tombais nez à nez avec Lauren.

« Pousse-toi ! » Cracha-t-elle en me bousculant.

Je la regardai s'éloigner, tirant une grosse valise rose derrière elle. Emmett s'était-il enfin réveillé ? Ça m'en avait bien l'air et c'était une bonne chose. Il méritait bien mieux qu'une blondasse égocentrique.

Je m'installais confortablement sur une des chaises longues et fit défiler mon répertoire jusqu'à 'Maison'. J'appréhendais un peu. Quelle serait la réaction de mon père ? Il avait essayé de me joindre à plusieurs reprises mais j'avais loupé ses appels. Je respirai un bon coup avant d'appuyer sur la touche verte de mon mobile.

Une sonnerie…

Deux sonneries…

Trois sonneries…

« Allo ? »

Bizarrement, il me fallut quelques secondes pour réagir.

« Papa. C'est moi. »

Un blanc s'en suivit. Cela ne présageait rien de bon…

« Papa… Dis quelque chose s'il te plaît. »

« Nom de dieu Bella ! » S'énerva mon père. « Que veux-tu que je te dise ! Je suis furieux ! Tu te comportes comme une gamine irresponsable ! »

« Tu n'avais qu'à me dire la vérité au lieu de me mentir durant des années ! » Répliquai-je.

Je détestais ça. Qu'il me fasse des reproches alors que lui aussi était fautif.

« On ne va pas revenir sur le sujet Isabelle ! Tu sais pourquoi j'ai fait ça ! Tu ferais mieux de rentrer à la maison ! C'est ici ta place ! »

« Je sais où est ma place… et pour le moment, elle est à Beverly Hills ! Je veux la retrouver Papa et je le retrouverais. Voilà… Je voulais juste te dire que j'allais bien et que… nan laisse tomber ! Je te rappellerais. »

Je m'empressai de raccrocher ne voulant pas prolonger la conversation. Nous allions tourner en rond… comme toujours avec mon père. Je balançai mon téléphone sur le transat à ma gauche puis passai une main dans mes cheveux en soupirant.

« Mauvaise journée ? » Me demanda Emmett qui venait de s'affaler à côté de moi.

"Mauvaise semaine plutôt... Tu n'as pas idée..."

"On parie que je fais pire que toi ?" Rit-il nerveusement.

"Je t'écoute patron."

Effectivement Emmett était plus à plaindre à cet instant... J'étais néanmoins curieuse et le laissai quand même m'expliquer ce qui le rendait triste.

"Je l'ai foutu dehors."

"Ah..."

"J'aurai dû le faire depuis longtemps."

"Je suis désolée Emmett."

"Il faut pas."

"Bon en réalité, je ne suis pas désolée, je n'ai jamais pu blairer cette poufiasse !" M'exclamai-je. "On ne se connaissait pas beaucoup mais je reste persuadée qu'elle ne te méritait pas."

Il me sourit gentiment, inspira et souffla.

"Aaaaah, putain je me sens bien quand même !"

"J'imagine ! Tu trouveras quelqu'un de... de... quelqu'un pour toi !"

"Puisse le ciel t'entendre..." Chuchota-t-il en fixant la porte de l'appartement de Rosalie.

"Et toi ma belle, as-tu trouvé celui qui te mérite ?" Reprit-il.

Sa question m'interpela. Et non. Jusqu'alors je n'avais pas eu de chance. Et au vue de ma dernière baise, ce n'était pas prêt pas de s'arrêter.

Je me tortillai hésitant à expliquer Emmett quelle catastrophe ambulante j'étais en matière de relation amoureuse, lors qu'une petite voix interrompit la préparation de mon texte.

"Vous faites quoi vous ?"

Tom sortit d'un buisson, de l'herbe dans les cheveux, les genoux plein de terre.

Il tenait dans sa main droite un camion de pompier. Il renifla un peu et s'approcha de nous.

"Tom, mon chou ! Où est maman ?"

"Qui est maman ?" M'interrogea Emmett suspicieux.

Je lui dis, je lui dis pas... Après tout cela va devenir un secret de polichinelle.

"C'est le gosse de Rosalie." Lâchai-je.

Il leva les yeux au ciel et s'enfonça encore dans son transat.

"Et en plus elle a un gosse. Dieu m'abandonne..."

Le petit garçon s'avança vers lui et posa le camion de pompier près de lui.

"T'as quoi ? T'es triste ?"

"Non, non, il va bien Tom ! Où est maman ?" Répétai-je.

"En haut avec le téléphone. Elle crie dans le téléphone !" fit-il en mimant la colère de sa mère. "C'est sur papa qu'elle crie !"

"Tu savais vraiment pas Em', pour le gos... Euh pour Tom ?"

"Non, j'ai su qu'elle avait été mariée à un connard, c'est tout."

"CONNARD !" Hurla Tom de joie.

"Canard, Tom !" Dis-je pour tenter de camoufler ce qui venait d'échapper à mon patron.

"Canard ?" Il agita son doigt devant moi. "Nan, nan c'était connard qu'il a dit."

Il me toisa un instant. "T'as pas mis la robe et les bottes qui font comme le canapé ?" Me balança-t-il.

Emmett éclata de rire. "Il parle de quoi Bella ? T'es pas venue bosser comme ça hier soir !"

"J'ai servi de mannequin pour ta styliste de proprio !"

Joli ! ET ça tient la route par dessus le marché !

Emmett s'apprêta à ouvrir la bouche pour sortir un truc dont lui seul avait le secret mais je redressai et attrapai Tom par le bras.

"Bien je le ramène à sa mère !"

Emmett se leva et tira l'enfant qui commençait de geindre vers lui.

"Je m'en charge Bella, ça va me changer les idées. Continue à faire ce que tu avais prévu. "

"Euh sûre ?"

Emmett, enfant... Jolie association de malfaiteurs...

Il prit fermement l'enfant par le bras et le traîna vers l'escalier.

"Em, c'est un gosse !"

Il grogna un peu et commença son ascension.

"Bella, ce soir, je tiens à ta robe et tes bottes en cuir !"Termina-t-il enfin.

"Ouais... Rêve..." Répondis-je pour moi-même.

o*o*o*o*o*o*o

Il faisait chaud. Très chaud.

J'avais fini par me réfugier dans mon appartement et avais poussé la climatisation à son maximum.

J'avais dormi, encore, et imaginé mille et une nouvelles hypothèses au sujet de Cullen et son hypothétique job affreux.

Je me levai et partis à la salle de bain pour me préparer, tenant ma tête douloureuse.

Bottes et robe en cuir... Et puis quoi encore ?

J'enfilai une robe blanche dos nu, des nu-pieds assortis, laissai mes cheveux libres puis me parfumai.

Cullen avait semblé voir d'un mauvais œil le fait que je me fasse draguer. Immonde con qui tout en ne les baisant qu'une fois, considère ses conquêtes comme sa priorité exclusive !

J'avais l'intention, au cas il ferait un tour au Push, de lui faire regretter certaines de ses paroles.

Je savais que c'était lui accorder trop d'importance mais c'était plus fort que moi. J'avais envie qu'il se rende compte de ce qu'il n'aurait plus jamais, à savoir moi !

C'est drôle… Ça manque de conviction ça Bella !

-xXx-

Le bar commençait de désemplir. Les clients payaient leurs consommations et partaient terminer la soirée dans des endroits moins fréquentables que le Push.

Je ramassais les verres sur les tables et faisais des allers-retours entre le comptoir et le fond de la salle. Il faisait encore très chaud, mes pieds me brûlaient et mes jambes devaient ressembler à des poteaux à en croire la sensation douloureuse de gonflement dans mes mollets. Retourner travailler chez Sue aurait des airs de vacances...

Si j'y retournais un jour.

Bella atterris, quelle est ta place dans cette jungle ?

J'empilai à nouveau des verres sur mon plateau lorsque la voix de Paul s'éleva derrière moi.

"Bella !"

Je me retournai et fis face à son sourire ultra bright.

"On s'en va. On raccompagne Alice. Encore ! "

"C'est gentil à vous."

"A très bientôt peut-être !" Il me fit à nouveau un clin d'œil.

Mignon, mais... mais lourd...

"Ouais..." Grommelai-je en me dirigeant vers le comptoir.

Fatiguée, la tête comme une pastèque, je n'avais pas envie d'être diplomate ce soir. Je déposai le contenu du plateau sur le zinc lorsqu'Alice apparut brusquement à côté de moi.

"Aaaaah !" Je sursautai et posai la main sur mon cœur.

"Bella, Bella !" Sautilla-t-elle. "Devine qui sort au restaurant après-demain ?"

"Toi et Jasper ?" Soupirai-je.

"Non, toi, moi, Jasper et Paul !"

Je fronçai les sourcils. "C'est quoi ce plan ! Tu as pensé me demander mon avis à quel moment ?"

Je me laissai tomber sur un tabouret et mes yeux errèrent dans le vide.

"Ecoute Bella, tu vas me faire le plaisir de sortir un peu ! T'es trop coincée ! Depuis quand tu t'es pas envoyée en l'air ?" Lâcha-t-elle.

Je rougis un peu et caressai du bout des doigts le comptoir sur lequel mon voisin m'avait mené au septième ciel.

Alice prit ça pour une marque de gêne. "J'en étais sûre ! Pffffff, pas croyable !"

Je fixai la porte d'entrée et songeai alors à lui. Je ne l'avais pas revu depuis notre dernière incartade la veille.

S'il passe la porte dans dix secondes, tu refuses de sortir avec Paul...

Neuf...

Huit...

"Allô Bella !" Alice passa et repassa sa main devant mes yeux.

"Je t'écoute Alice."

Six...

Cinq...

"J'ai pensé à un des restau les plus cotés, Paul et Jasper sont blindés de tunes non ?"

"Alice... " Soupirai-je pour gagner du temps.

Deux...

Un...

La balle était dans mon camp.

A quoi bon penser à tout ça, peine perdue et je le savais.

Je me levai brusquement et m'apprêtai à continuer mon boulot.

"Alors je leur dis qu'on est d'accord ?"

"Si ça te fait plaisir..."

"Tu ne le regretteras pas Bella !" Me lança-t-elle alors que je partais une nouvelle fois dans le fond de la salle.

Je l'espère Alice...

o*o*o*o*o*o*o*o

J'étais plus que ravie de voir arriver la fin de mon service. Je n'étais pas au meilleur de ma forme et cette soirée avait été trop différente des autres… Et je savais pertinemment pourquoi. J'avais pris l'habitude de le voir débarquer à chaque fois. Et ce soir, rien. Je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir de la déception. C'était ridicule, pathétique, contradictoire… Je n'aimais pas ça. Je n'aimais pas me sentir comme ça à cause de lui. On parlait d'Edward-je-suis-un-gros-connard-lunatique-Cullen !

Je devais peut-être remettre de l'ordre dans ma tête. Chasser les images sensuelles qui trottaient dans ma tête…

Lorsque je pénétrai dans la cour de la résidence, tout était calme comme toujours à cette heure-ci. Seul l'éclairage de la piscine illuminait quelque peu les alentours.

L'atmosphère était lourde et je ressentis soudain l'envie de tremper mes pieds dans l'eau turquoise. Je retirai mes nu-pieds et m'assieds au bord de la piscine, y plongeant ensuite mes pieds. Je fermai les yeux et laissai tomber ma tête en arrière de manière à me détendre.

« Salut. »

Je sursautai alors que Cullen s'installait à côté de moi, pieds nus, son pantalon de lin remonté jusqu'aux genoux. Il plongea lui aussi ses pieds dans l'eau.

« Salut. » Fis-je à mon tour, un peu étonnée. « Je ne t'ai pas vu au bar ce soir… »

Il tourna la tête vers moi. « Je t'ai manqué ?» Me taquina-t-il.

Je levai les yeux au ciel.

« J'avais des choses à faire. » Continua-t-il.

« Je vois… » Il avait un métier prenant après tout…

Nous restâmes silencieux un long moment, chacun plongé dans ses pensées.

« C'est bizarre. » Commençai-je, brisant ainsi le silence.

« Quoi ? »

« De t'imaginer… faisant… ce… métier… »

« Umh. » Fit-il simplement.

« Pourquoi … Pourquoi tu fais ça ? » Lui demandai-je, hésitante.

Un sourire se dessina sur ses lèvres. « Tu t'intéresses à moi maintenant ? »

« Pourquoi faut-il que tu te comportes toujours comme un gros con ! » Grognai-je.

« Parce que je suis un gros con ! » Répliqua-t-il.

Je soupirai, prête à me barrer.

« Parce que… c'est tout ce que je sais faire. » Répondit-il finalement, les yeux fixant la surface de l'eau.

Nous venions apparemment de passer une étape supplémentaire de notre 'relation'. Edward-je-suis-beau-et-mystérieux-Cullen était en train de me parler de lui.

« Et… tu aimes ce que tu fais ? » M'aventurai-je.

« Ça dépend des jours… ce n'est pas toujours facile… mais ça paie bien alors… »

Je ris puis un long silence s'installa à nouveau entre nous.

Je ne pouvais pas dire que la tension avait disparu mais… pour une fois, il n'y avait aucune animosité entre nous contrairement à d'habitude.

« Comment tu as su que la femme de la photo était ma mère ? »

J'étais curieuse. J'avais besoin d'en savoir plus et pour une fois il semblait ouvert au dialogue.

Il tourna sa tête vers moi et m'offrit un sourire à damner un saint. « Coup de chance. »

« Bien joué. » Le félicitai-je. « Cependant… j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi tu veux m'aider ! »

Il haussa les épaules. « Parfois… on fait des choses sans trop savoir pourquoi… alors ne cherche pas à comprendre. »

"Je n'ai pas l'habitude de laisser tomber Cullen. Je saurai..."

"Je savais que tu dirais ça! Tu es si prévisible!"

« Je ne suis pas… prévisible ! » Répliquai-je.

« Si tu l'es ! » Insista-t-il.

Qu'est-ce qu'il pouvait m'énerver ! Je n'étais pas prévisible et j'allais lui prouver. Pourquoi je tenais absolument à le faire ? Eh bien… n'avait-il pas dit qu'on faisait des choses sans trop savoir pourquoi ?

Sans plus attendre, je me levai puis plongeai dans la piscine.

Après quelques secondes, je remontai à la surface. Ses prunelles incandescentes étaient rivées sur moi.

« Alors… je suis toujours aussi prévisible ? » Fis-je victorieuse.

Je lus une minuscule pointe d'hésitation avant qu'il ne se lève et me rejoigne tête la première. Surprise, je vis son corps se diriger vers moi sous l'eau. Je reculai, instinctivement mais ne fus pas assez rapide.

Ses grandes mains attrapèrent mes cuisses et j'hurlai tandis qu'il me tirait dans les profondeurs de la piscine.

Il me lâcha immédiatement après que je me débatte, et je me précipitai vers un des bords.

"Pas prévisible ? C'est bien ce que tu disais ma belle ?" Lança-t-il en arquant un sourcil.

L'eau coulait le long de ses mèches de cheveux cuivrées, transperçait sa chemise laissant apparaître un peu de son corps parfait.

Je pris sur moi pour ne pas déglutir.

J'appuyai mon dos contre le liner et tentai de faire marcher à nouveau mon cerveau. Hélas,Edward Cullen en avait décidé autrement... Il approcha doucement de moi, jusqu'à poser ses mains sur le rebord de la piscine de part et d'autre de moi.

Il faisait chaud, encore plus chaud que tout à l'heure.

Il me sourit de cet adorable sourire en coin, marque de fabrique de son entreprise très lucrative.

"Tu es si prévisible Cullen !" Ne puis-je m'empêcher de lui dire à mon tour.

Il n'aspirait plus maintenant qu'à... qu'à me baiser.

Je ne bougeai plus.

Il approcha doucement sa main vers mon visage et contre toute attente la posa sur ma joue, doucement.

"Je... On va..."

"Chuuuut..." Murmura-t-il.

C'était étrange, irréel. J'eus l'impression de ne plus avoir en face de moi cet odieux mais si sexy chasseur.

Mon cœur battait la chamade lorsque son corps toucha soudain le mien. Il s'immergea jusqu'aux épaules et posa son autre main dans ma nuque.

"Edward, tu... tu sais comment ça va finir..." Soufflai-je.

"Tu ne sais rien Isabella... Rien." Finit-il par dire avant de poser ses lèvres sur les miennes.

Nous ne bougeâmes pas. Je sentis son corps tressaillir tandis que je rendais définitivement les armes. Il recula légèrement et je fus certaine de ne plus avoir le même homme en face de moi.

Je hochai la tête pour lui donner mon consentement et il fondit alors brusquement sur ma bouche. Un feu naquit alors violemment dans mon ventre, se propagea à une vitesse fulgurante dans mes membres, incendia ma tête. Tout tournait et je choisis de m'accrocher à lui pour ne pas sombrer.

Sa langue vint s'enrouler doucement autour de la mienne, ses mains entourèrent ma taille et il me plaqua contre son érection déjà très avancée. Je brûlai de le sentir en moi à cet instant. Parce que j'étais certaine que cela n'aurait rien de comparable avec la dernière fois.

J'enroulai mes jambes autour de sa taille. Ses mains quittèrent mes hanches et glissèrent jusqu'à mes fesses. Il mit fin à notre baiser et ses lèvres migrèrent jusqu'à mon cou. Sa langue traça un chemin humide le long de ce dernier.

« Tu es si belle. » Susurra-t-il contre ma peau, qu'il se mit ensuite à sucer.

Je gémis, m'abandonnant aux sensations qu'il me prodiguait. Mes doigts s'agrippèrent à sa tignasse mouillée et je frottais mon intimité à son sexe durci. Seuls les clapotis de l'eau et nos respirations saccadés berçaient nos préliminaires.

Il était si doux, si différent… J'avais l'impression de me donner à un autre homme.

« Bella. » Murmura-t-il.

Bella. C'était la première qu'il m'appelait comme ça et je fondais littéralement. Je m'emparai de ses lèvres avec ferveur, ma langue força la barrière de ses dents pour aller valser sensuellement avec la sienne.

Tout était parfait jusqu'au moment où les voix d'Alice et de Jasper nous parvinrent de l'autre côté du portail. Nous nous séparâmes aussitôt, encore haletants.

« Merde ! » Paniquai-je.

Nous échangeâmes un regard rapide avant de nous extirper du bassin. J'attrapai mes nu-pieds et mon sac à main et courus jusqu'à mon appartement, Edward à ma suite.

Pour une fois, je trouvai facilement mes clés dans le foutoir de mon sac et quelques secondes plus tard, nous nous retrouvions derrière la porte. N'osant plus bouger, nous attendîmes qu'Alice et Jasper s'éloignent.

« Je suis désolé. » S'excusa Edward.

« Pourquoi ? »

« Pour ce qui a failli se passer… »

Je pivotai, de manière à me retrouver face à lui et plongeai mes yeux dans ses iris brûlants.

« Pas moi. Je ne suis pas désolée… »

Et je ne l'étais pas. Je voulais que ça arrive. J'avais envie de lui… comme jamais je n'avais eu envie de personne.

Nous nous observâmes de manière intense. Ma respiration devenait de plus en plus erratique. Il faisait chaud, très chaud. Ma clim avait lâché. Ma robe, mouillée, collait à mon corps comme s'ils ne faisaient qu'un. Edward n'avait pas détaché son regard de moi, détaillant chacune de mes courbes.

Contre toute attente, il me plaqua contre une des poutres du séjour et ses lèvres devinrent avides, se posant sur ma bouche, ma mâchoire, mon cou, mon front, mes joues… En un clin d'œil, il ôta ma robe, dévoilant ma poitrine nue et mon string en satin blanc.

J'attaquai avec empressement les boutons de sa chemise tout en gémissant comme il commençait à me caresser les seins.

Nous n'arrivions pas à nous quitter des yeux.

Il se débarrassa de son vêtement et je précipitai mes mains vers la fermeture de son jean. Le tissu de son boxer apparut enfin, je plongeai ma main à l'intérieur mais il me tint fermement par le poignet et le fixa au-dessus de ma tête sur la poutre.

Il déposa un baiser sur ma clavicule puis sa langue glissa entre mes seins jusqu'à mon nombril. Ses mains pétrirent la chair de mes cuisses puis remontèrent jusqu'à la couture de mon sous-vêtement. J'haletai, tremblai, anticipant ce qu'il s'apprêtait à faire... pourquoi fallait-il que je sois si transportée dès que cet homme posait ses mains sur mon corps... Il glissa ses doigts sous l'élastique et fis lentement descendre mon string jusqu'à mes chevilles.

Il embrassa l'intérieur de mes cuisses puis passa ma jambe gauche sur son épaule, exposant ainsi mon intimité luisante. Doucement, il en approcha son visage et sa langue glissa sur ma fente humide.

Je m'agrippai, cognai ma tête contre le bois alors que les premières ondes de plaisir remontaient de mon bas-ventre.

"Oh ouiiii..." Gémis-je doucement.

Encouragé par mon cri, il titilla plus vite mon bouton de chair et quelque chose en moi fut sur le point de se déchirer.

Sa langue se fit plus pressante et j'explosai, transportée par la force de mon orgasme. Il en profita pour retirer ses vêtements. En un rien de temps, je me retrouvai allongée sur le plancher, mon corps recouvert par le sien.

Il s'appuya sur ses coudes et se pencha vers mon visage. Nous nous embrassâmes, doucement d'abord. Puis de nouveau je fus submergée par la puissance de mon désir de lui.

J'aimais cette sensation. Sentir ses lèvres pleines sur les miennes, sa langue explorant chaque parcelle de ma bouche. Son corps pressé contre le mien dans la moiteur de mon appartement. Des gouttes de sueur commençaient de naître à la jonction de nos deux corps.

Nous nous agitâmes, mus par la même énergie, le même feeling. Il flottait dans l'air quelque chose de nouveau. Son érection frottait de plus en plus fort contre mon bas-ventre et décuplait encore mon impatience.

« Fais-moi l'amour Cullen. »

Il plongea son regard dans le mien puis le bout de son nez caressa l'arête du mien.

"Tu risques d'être surprise Swan..." Souffla-t-il en plongeant ses lèvres dans mon cou.

Puis il amorça une longue descente jusqu'à mon nombril. Le chemin fut marqué tout du long par de longues et puissantes succions sur ma peau incandescente.

Il leva ensuite les yeux vers moi. Il s'apprêtait à parler mais se rétracta alors que son regard venait de se poser sur quelque chose à côté de moi. Il remonta le long de mon corps, me surplombant, puis tendit la main pour attraper je ne sais quoi. Je tournai alors la tête. Il venait de saisir un des préservatifs qui jonchait le sol parmi le contenu renversé de mon sac à main.

Je ne savais pas comment ils étaient arrivés dans mon sac mais je me doutais bien qu'Alice y était pour quelque chose.

Bénie soit Alice!

Il se redressa un peu, arracha l'emballage avec les dents puis d'un geste expert, la déroula sur sa queue gonflée. Je crois qu'il n'était pas possible à ce stade de ma perdition être plus excitée par l'image de cet homme à la beauté tellement saisissante tenant son bel engin dans sa main.

Il se repositionna entre mes jambes, dirigeant son sexe vers mon entrée.

Je retins mon souffle.

Il poussa alors doucement en moi, retenant le poids de son corps sur ses avant-bras. Il me regarda droit dans les yeux. J'eus à peine le temps d'être troublée lorsque je le sentis me remplir entièrement. Il se figea alors, me permettant de savourer pleinement la sensation de l'avoir en moi.

« Tu me rends fou Bella. Putain tu me rends fou. »

Je fermai les yeux et sentis qu'il se retirait. Je gémis, tellement démunie et frustrée à cet instant. Puis il me pénétra encore. Et encore…

Il avait pris appui sur ses avant-bras, avait cambré ses reins et envoyait son bassin plus fort entre mes jambes. Tandis que je me perdais en cris, je le vis rejeter violemment sa tête en arrière.

Il s'enfonçait toujours plus. Nous gémissions ensemble tandis que nos corps se mêlaient avec grâce sur le plancher.

Nous étions en parfaite symbiose. C'était beaucoup plus fort que la première fois. Je ne saurais expliquer ce qui avait changé... Tout peut-être...

Puis ce fut la fin. Ou le début d'autre chose. Je ne l'attendais pas encore lorsque mon orgasme explosa en des millions de particules électriques.

Je n'étais pas repue, loin de là. Un nouvel appétit croissait dans mes entrailles. Je voulais plus, encore plus. Et il ne semblait pas vouloir arrêter. Il était toujours aussi fougueux.

Encore secouée par l'orgasme qui m'avait terrassé, je parvins à me redresser et à me jeter avidement sur lui. Il poussa un grognement et ses bras forts et puissant me rattrapèrent comme il basculait sur les fesses.

Je me retrouvais sur lui, la poitrine collée sur son torse. Je sentis ses doigts glisser sur mes flancs jusqu'à mes fesses. Je commençais alors doucement à me déhancher pendant que ses mains se déplaçaient avec lenteur sur mes fesses. Glissant de haut en bas... touchant pratiquement l'endroit où nous étions joints. Je pouvais sentir le métal froid de sa chevalière sur ma peau. Ses yeux étaient à demi-clos, sa bouche entrouverte...

Je me redressai, prenant appui sur son torse musclé. J'adoptai un déhanché plus rapide, m'empalant plus profondément sur sa turgescence. Je ne respirai plus. Je coulissai sur lui et me laissai happer par des sensations qui m'étaient jusqu'alors inconnues.

Il se redressa à son tour. Son visage était si proche du mien. Ses lèvres effleurèrent les miennes. Ses mains fermement posées sur mes fesses. Il donna un rythme plus soutenu à notre ébat.

Cette fois je vis arriver de loin ma libération. La sienne aussi. Il haletait et gémissait avec moi pressant plus fort la chair de mes fesses dans ses grandes mains.

L'orgasme nous frappa au même moment et nous criâmes notre plaisir à l'unisson. Jamais je n'avais joui aussi fort.

Nous retombâmes sur le sol. Il s'était débrouillé pour reprendre le dessus. Sa langue traça le contour de mes lèvres avant de caresser furtivement la mienne.

Nous étions haletants et en sueur... encore tremblants...

Il se retira pourtant et je laissai retomber ma tête sur le plancher de mon salon. Il embrassa alors mes seins... mon ventre... l'intérieur de mes cuisses... avant de rouler sur le côté...

"Il fait chaud chez toi..." Chuchota-t-il.

Je ris et sentis ses bras s'enrouler autour de ma taille. Il me tira contre lui et je savourai cette forme de contact jusqu'alors inédite.

Je ne savais pas où cela allait nous mener... Peu m'importait... Je voulais juste profiter de l'instant... Aussi fugace soit-il.

J'étais nue. En sueur. Dans les bras d'un homme dont j'ignorai beaucoup mais qui me plaisait plus que de raison.

Une folie de plus... Je n'étais plus à ça près...

~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x

"Ouch Ju, rallume la clim ! C'est bon maintenant, on a eu ce qu'on voulait !"

"La clim ne suffira pas So! Douche glacée pour tout le monde!"

"Et pour nous d'abord... regarde ce que nous sommes devenues... Merci les filles pour vos reviews ! Voyez un peu ce que vous nous faîtes faire ! Vous savez ce qu'il vous reste à faire cependant... ^^"

" Oui les filles! Nous ne sommes pas que des Tony/Edward addicts mais des reviews addicts aussi ! En tout cas, un grand merci pour celles laissées sur le chapitre précédent! Merci à Greg aussi! On dit toujours les filles alors qu'il est bien parmi nous !"

"*clin d'oeil Greg* Ju, je propose un bain de minuit ! Ed est tout nu, nous pas loin, ça va être cool !"

"Bonne idée ! On va y aller soft ! On est un peu ko après notre séjour à Saigon ! »

"Saigon... *soupir*... A dimanche prochain les lectrices ! D'ici là, soyez au top dans vos révisions/examens ! On pense à vous ! ^^"

"Bonne semaine à tout le monde!"

dimanche 23 mai 2010

8 - Beverly Hills, Love and Lust


нαριтяє 8 : єνєηтƒυєνєηιηפ

~xXx~

Song : What Goes Around...Comes Around – Justin Timberlake

http[:]//www[.]youtube[.]com/watch?v=mbnbWvj0nK8

~xXx~

Je m'extirpai avec soulagement du taxi qui m'avait conduit jusqu'à Sunset. Le chauffeur n'avait pas arrêté de me reluquer à travers son rétroviseur. Cela m'avait mis affreusement mal à l'aise. Mais à quoi devais-je m'attendre habillée de la sorte ? J'avais laissé la robe en cuir au placard, optant plutôt pour une mini-jupe en cuir, un bustier noir et les cuissardes achetées avec Alice.

Evidemment, je savais que je me mettais une nouvelle fois en danger en endossant mon costume de prostituée. Mais comment obtenir des réponses autrement ? On ne me dirait rien en tant que Bella Swan, la gentille fille, fraîchement débarquée de Forks. Si je voulais entrer dans ce monde, il fallait bien y appartenir… ou du moins le feindre !

Sunset en plein jour rendait tout autrement. C'était une rue comme une autre. Des touristes, des gens pressés, des retraités et des putes… beaucoup moins que la veille.

J'avais l'impression de faire tâche mais je ne me laissais pas démonter pour autant. Je repérai une de mes 'consœurs' et me dirigeai rapidement vers elle. Elle me dévisagea de la tête aux pieds.

« Salut ! »

« Désolée je partage pas ! Trouve-toi un autre endroit pétasse ! » Cracha-t-elle aussitôt.

« Oh… euh nan… Je… j'ai déjà un emplacement. » Je tentais de rattraper le coup. Si je me faisais rembarrer à chaque fois, ça n'allait pas le faire. « J'ai rendez-vous avec une amie. Renée Swan ça te parle ? C'est une ancienne ? »

Une ancienne… ou peut-être une retraitée !

« Crois-moi ma petite, je connais beaucoup d'anciennes et aucune ne porte un nom aussi ringard que Renée ! C'est anti-sexe ! »

Je commençais vraiment à croire qu'elle avait raccroché son tablier… ou qu'elle avait vraiment changé de nom. Et si c'était le cas, j'allais une nouvelle fois devoir repartir de zéro ou presque.

J'étais sur le point de dégainer la photo de ma mère mais mon interlocutrice s'avança vers une voiture qui venait de s'arrêter. Elle échangea quelques mots avec le chauffeur et grimpa dans le véhicule.

On ne se décourage pas Bella et on continue !

Je repérai presque aussitôt une nouvelle cible et m'empressai de marcher jusqu'à elle. Il ne fallait pas que je tourne autour du pot.

« Salut ! Est-ce que tu connais cette femme ? » Lui demandai-je en lui mettant le cliché sous le nez.

Elle regarda la photo quelques secondes.

« Jamais vu ! » Fit-elle simplement.

Je la remerciai et continuai mon chemin.

Au bout d'une heure et quelques kilomètres, j'avais interrogé une bonne vingtaine de prostituées. Sans résultat.

Je commençais à fatiguer et songeai sérieusement à m'arrêter pour aujourd'hui. Puis, j'en vis une autre juste devant moi. Une petite dernière pour la route.

"Hé !" La hélai-je. Elle se retourna et me toisa.

"Les putes de luxe c'est pas ici !" Me lança-t-elle de sa voix éraillée.

Wow pute de luxe ! J'avais pris du grade en une journée ! Devais-je me sentir flattée ? Non, définitivement non !

Je me dépêchai de lui montrer la photo avant qu'elle ne me file elle aussi entre les doigts.

"Cette femme, vous l'avez déjà vu quelque part ?"

Elle jeta à son tour un rapide coup d'œil, plissa ses lèvres peintes en orange puis secoua la tête.

"Non. En même temps on voit tellement de monde passer ici. C'est une collègue ?"

"Euh... Il semblerait."Hésitai-je.

Une voiture s'arrêta à notre hauteur et je m'empressai de m'éloigner.

"Ce sera quoi pour toi mon beau ?" L'entendis-je susurrer.

"Avec toi que dalle, je veux ta copine."

Oh bordel, et c'est reparti...

La voiture avança jusqu'à moi et le type m'adressa la parole.

"C'est combien ?"

"Je... C'est ma pause !" M'écriai-je en accélérant mes pas.

"Oh dommage, pour une fois qu'on avait du frais..." Il me dépassa et partit tenter sa chance auprès d'une autre fille.

Si ma carrière de barmaid ne décollait pas je savais ca qu'il me restait à faire.

Tandis que je me morfondais encore en pensant à ce nouvel échec, je vis soudain sortir un couple d'un des hôtels et mon sang se glaça aussitôt.

Edward Cullen fier comme un paon, tenait par la taille une grande femme blonde d'une quarantaine d'années. J'eus envie de vomir en songeant que j'avais une nouvelle fois failli coucher avec cet espèce de dingue ! Le doute n'était plus permis désormais. Il vendait son corps à des femmes, de préférence blondes et d'une certaine prestance.

Je tournai les talons et fis demi-tour lorsque je reconnus sa voix m'appeler par mon prénom.

"Isabella !"

Je l'ignorai mais il me rattrapa rapidement. Sa main saisit mon bras et il me tira vers lui.

Il portait une chemise blanche dont le col avait été relevé et qui faisait ressortir son teint délicieusement hâlé. J'imaginai que le jean noir qu'il portait sublimait ses fesses parfaites...

"Isabella, qu'est-ce que tu fous encore ici ?" Il était furieux, ses yeux lançaient des éclairs.

"C'est Belinda ! Pas Isabella, ducon ! Qu'est-ce que ça peut te foutre ! T'as peur d'avoir de la concurrence ? Tu tapes dans les mecs aussi ?"

Il leva les yeux au ciel avant de m'engueuler. "Rentre tes griffes de chatte en chaleur et fous le camps! Je t'ai déjà dit que c'était pas un endroit pour toi !"

"De chatte en chaleur ? C'est bien ce que tu as dit ? Tu te fous de moi, Monsieur-je-me-contente-pas-de-baiser-mes-clientes !"

Il raffermit sa prise et me rapprocha de lui. "Dégage ! C'est une question de sécurité !"

"Je ne t'ai pas demandé de me protéger Cullen !"

Après ma nouvelle déconvenue je crevai d'envie de me barrer de ce quartier dégueulasse mais je ne pouvais maintenant me résoudre à lui obéir.

Je cherchai une solution et ne pris pas garde à la photo que je tenais encore dans ma main. Elle tomba soudain sur le trottoir et je m'empressai de la ramasser.

Hélas, Cullen fut plus rapide que moi.

"Qui est-ce ?" Me demanda-t-il en observant le visage de Renée.

"Ça ne te regarde pas ! Rends la moi !"

"Pas avant que tu me dises de qui il s'agit."

"Tu sais quoi, va te faire foutre !" M'écriai-je excédée, paniquée, au bord de la crise de nerfs.

Je le bousculai non sans avoir violemment tiré sur la photo. Un coin du papier glacé resta dans sa main mais je ne m'en émus pas. Je filai en courant vers les frontières de Sunset pour échapper à ce nouveau désastre et me retrouver en sécurité.

La chance n'était décidément pas avec moi. Mon séjour ici allait rapidement tourner court. J'imaginai la tête d'Alice lorsque je lui annoncerai dans quelques jours que je partais.

o*o*o*o*o*o*o

"Non Tom ! Nooooooon c'est pas un déguisement !"

La voix de mon amie traversa le double-vitrage des fenêtres. J'attendais qu'elle m'ouvre mais en vain, elle devait être aux prises du joli cadeau que Rosalie nous avait laissé en partant.

Je finis par rentrer et tombai sur le gosse perché sur son beau canapé design, un foulard Hermès noué sur la tête et un soutien-gorge autour du cou.

Mais comment Alice avait-elle fait pour se laisser déborder à ce point ?

"Alice ?" L'appelai-je. "Où es-tu ?"

"Oh mon dieu !" L'entendis-je gémir.

Je rentrai dans son dressing devenu en l'espace d'une demi-journée un vrai champ de bataille.

"Mais... mais enfin il s'est passé quoi ici ?"

Ses accessoires dégueulaient des tiroirs, sa penderie avait l'air d'avoir subi une déflagration, sans parler de son meuble à chaussures...

"Il... Il en a eu assez de la télé... Il m'a demandé si j'avais des trucs cools dans ma maison..." Pleurnicha-t-elle.

Je craignis le pire.

"Mon dressing est le truc le plus cool du quartier, non ?" Continua-t-elle. "Alors je lui ai montré et il a voulu voir les trucs colorés de plus près... J'aurai dû me méfier bordel ! Mais j'ai pensé que Rosalie en bonne californienne l'avait initié aux... aux belles choses !"

"Mais Alice, c'est un gosse !" M'exclamai-je encore hallucinée par la naïveté de mon amie.

"Il a voulu se déguiser ! Un truc de pirate !" Elle se prit la tête dans les mains.

"Allez je vais t'aider à ranger. Commence, j'arrive !"

Je la laissai au milieu de son bazar et retournai dans le salon.

"Tom ? viens un peu par là !" Lui lançai-je en me montrant le plus sévère possible. Le gamin s'éjecta du canapé et bondit vers moi.

"Tu es déguisée toi aussi ?" Me demanda-t-il en regardant ma tenue.

"Euh... ! "

Merde...

"Tu aimes les crêpes, Tom ?"

"Oh voui, maman elle veut jamais m'en faire, elle dit que c'est pas bon pour les fesses !"

Pourquoi est-ce que ça ne m'étonnait pas...

"Bien. On enlève nos déguisements et on fait des crêpes ? Ça te va ?"

Il parut réfléchir quelques secondes. "Okay !" Trancha-t-il enfin.

Je soufflai. Trop facile !

Alice avait vraiment un problème avec les mômes ! Elle devait franchement m'en vouloir de l'avoir laissé seule avec ce spécimen.

Je me dirigeai à nouveau vers le dressing pour lui annoncer le deal. Avec un peu de chance sa détresse l'aurait empêché de voir les fringues que je portais...

« Merci Bella ! » Soupira-t-elle en se laissant tomber sur son lit. « Tu me sauves la vie ! J'étais au bord du suicide ! Je te jure que Rosalie va m'entendre ! »

« Bon… je vais m'occuper du Razmocket qui squatte ton salon… Ça va aller pour le rangement ? » M'enquis-je ?

Elle se redressa. « Je préfère ranger que de devoir affronter cette terreur sur pattes une nouvelles fois ! » S'exclama-t-elle.

J'étais sur le point de sortir de sa chambre lorsqu'elle m'interpella.

« Isabella Marie Swan ! »

Eh merde…

« Oui ? » Fis-je innocemment après m'être retournée.

« Toi tu es retournée à Sunset ! » Déclara-t-elle sûre d'elle.

« Quoi ? Mais nan ! Pourquoi tu dis ça ? » Me défendis-je alors que je savais très bien que c'était peine perdue.

« Mais bien sûr ! Prends-moi pour une bille ! Les cuissardes c'est pour tailler les rosiers peut-être ? »

« Des crêpes ! Des crêpes ! Des crêpes ! » La petite voix de Tom nous parvint depuis le salon.

« On en reparlera plus tard ! File t'occuper du gosse ! »

Sauvée par le gong !

-xXx-

Après avoir retiré mes immondes bottes et débarrassé Tom de son déguisement, j'enchainais sur la préparation des crêpes. Le petit attendait impatiemment que je lui serve la première tout en zieutant le pot de Nutella.

Je lui en préparais une dizaine qu'il engloutit sans ciller. Il s'en mis cependant partout un passage vers la salle de bain était plus que nécessaire.

Il resta étonnement calme alors que je le débarbouillais. Alice n'avait décidemment pas la fibre maternelle.

Au moment où nous sortions de la salle de bain, quelqu'un frappa à la porte. Alice ne devait pas l'avoir entendu depuis son dressing. Je décidai alors d'ouvrir à sa place. Elle ne m'en voudrait probablement pas.

« Salut Bella ! »

Rosalie entra dans l'appartement. Elle semblait vraiment speed.

« Bon sang ! J'ai passé une journée de dingue. Je ne pensais pas que mon rendez-vous me prendrait autant de temps ! Ça s'est bien passé ? »

« Euh… Si on veut… »

« Quoi il n'était pas sage ? » S'enquit-elle.

« Euh… »

Elle ne me laissa pas le temps de répondre. « Où est Alice ? » Demanda-t-elle.

« Dans son dressing… elle range suite au passage de la tornade Tom ! »

« Oh merde… ça craint ! »

« Plutôt oui… Elle est furax ! Pour ça… et parce que tu ne lui as rien dit pour Tom… Si tu veux un conseil, barre-toi avant qu'elle te choppe ! »

« Ouais t'as raison ! Merci Bella. » Elle posa son regard sur le petit. « Allez viens Tom, on rentre ! »

Lorsqu'ils furent partis tous les deux, j'allais rejoindre Alice dans son coin de Paradis qui reprenait forme tout doucement. C'était à mon tour maintenant de m'éclipser sans avoir à donner d'explications.

« Où est le gamin ? » Demanda-t-elle alors qu'elle était en train de classer ses strings par couleur.

« Rosalie est passée le récupérer. »

« QUOI ? » s'écria-t-elle. « La salope ! Elle s'est barrée sans explication ! Je te promets qu'elle ne va pas s'en sortir comme ça ! »

Je n'avais aucun doute là-dessus. Je n'avais fait que retarder la sentence de Rosalie.

« Bon Alice, j'y vais… Je dois me préparer pour bosser… »

« Tu ne crois quand même pas sérieusement que je vais te laisser filer ! »

Décidemment, il était quasiment impossible d'échapper à Alice Brandon.

Je soupirai.

« Alice… Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Pour l'instant, je n'ai pas d'autres pistes… Et puis, ce n'est pas comme si je ne t'avais pas prévenu. » Me justifiai-je.

« Je me fais simplement du souci pour toi Bella. »

« Je sais… mais c'est une discussion sans fin… » Concluais-je. « A plus tard Alice. »

Je la gratifiai d'un sourire timide avant de quitter la pièce.

-xXx-

Je n'avais même envie d'imaginer dans quel état j'allais finir mon service. Il y avait foule au bar ce soir là. J'avais presque du mal à atteindre le comptoir à chaque fois que je devais chercher une commande.

« J'en peux plus ! » Lançai-je à Angela.

« Et ce n'est que le début ma belle. »

« Ne me dis pas ça Angie ! J'ai déjà les pieds en compote ! J'ai l'impression de gérer la salle toute seule ! » Désespérai-je.

« C'est vrai ça ! Où est cet imbécile de Newton ? » Demanda-t-elle en scannant la salle du regard.

"Quel con ce mec ! A part faire le boulet à longueur de soirée et draguer des gamines, on peut rien lui demander !" Renchéris-je.

Je m'apprêtai à me noyer à nouveau dans la masse lorsqu'Angela me héla.

"Bella, on a plus de sirop de coco, tu veux pas sur le chemin passer dans la réserve ?"

"No problem !" Lui criai-je en me frayant un passage parmi les clients.

Je servais deux commandes puis tentai de progresser jusqu'à l'autre bout du bar. L'air frais de la réserve me fit du bien et je soufflai quelques secondes avant de chercher la bouteille dont ma collègue avait besoin. Je pressai le bouton de la lumière puis m'arrêtai, surprise d'écouter des bruits étranges. Une sorte de 'ploc' agrémenté de gémissement. Je contournai les rayonnages et fis soudain face à un spectacle à gerber. Newton, le pantalon et le slibard baissé tenait ce que j'imaginai être son pénis et le branlait frénétiquement. J'eus un haut le cœur mais ne pus m'empêcher de guetter le moment où il lâcherait la bête.

"Putain de merde !" Grogna-t-il en m'apercevant.

Il agrippa son pantalon des deux mains pour le remonter et j'eus le temps de voir qu'il était monté comme une souris !

J'éclatai de rire comme il me lançait un regard mauvais. "Quoi ?"

"Et c'est avec ça que tu comptais me faire jouir Newton ! C'est une blague ?"

"Va te faire foutre !" Me répondit-il en finissant de se rebrailler.

Il me bouscula et fondit vers la sortie tandis que je riais encore.

Bon sang, ça m'avait fait un bien fou de rire à gorge déployée. J'avais hâte de raconter ça à Angela. Je sais que ça n'était pas très sympa mais… on parlait de Newton et de son engin de compèt… alors je n'allais pas me gêner. Il m'avait déjà assez fait chier !

J'attrapai une bouteille de sirop de coco et ressortis de la réserve. Le temps de me retourner et je croisai le regard incandescent de Edward-bordel-arrête-de-me –faire-fondre-avec-ce-putain-de-regard-Cullen.

Après l'épisode de cet après-midi, je n'avais aucune envie de me confronter à nouveau à lui. Cela allait forcément se terminer en engueulade. J'avais fini par comprendre que c'était notre seule manière de communiquer… ou presque.

Je m'empressai de me diriger vers le bar, faisant en sorte d'emprunter un chemin me permettant de l'éviter. Mais Cullen réussi à se faufiler dans la foule et je me retrouvai en face de lui malgré ma tentative d'évasion.

« Qu'est-ce que tu veux… encore ? » Soupirai-je.

« Je sais ce que tu cherches ! »

« Tiens donc ! » M'exclamai-je. « Et qu'est-ce que je cherche ô grand gigolo de Sunset ? »

« Très drôle ! » Fit-il sarcastique.

« Je suis une fille pleine d'humeur… Si tu te montrais plus sympa tu aurais pu le constater. » Répliquai-je.

Il me dévisagea. Apparemment, il n'avait pas apprécié ma remarque.

« Bon… sérieusement… » Continuai-je. « Quelle est ta théorie ? »

« Tu es à la recherche de ta mère. »

Je restai bouché bée une fraction de seconde. « Mais… co-comment ? » Balbutiai-je.

« La photo. » Répondit-il simplement.

Décidemment, ce mec m'étonnait de jour en jour. Il était peut-être moins con qu'il n'en avait l'air.

« Laisse-moi t'aider Isabella. »

« Quoi ? » J'étais en pleine hallucination. « Pourquoi tu ferais ça ? »

« Parce que tu n'arriveras à rien toute seule… et je m'en voudrais s'il t'arrivait quelque chose. Je connais ce monde Isabella…»

Je le dévisageai, dubitative.

Je ne savais pas quoi dire. Il m'avait surprise. Est-ce que je pouvais lui faire confiance ? En échange de quoi ?

« Je suppose qu'il y a une contre partie… Tu dois pouvoir y trouver ton compte… Je ne peux pas croire que tu fasses ça juste pour ces raisons-là ! »

« Evidemment Isabella ! Une bonne pipe devrait faire l'affaire. »

« Connard ! » L'insultai-je avant de me détourner de lui.

Mais il me retint par le poignet m'empêchant de m'éloigner.

« Je plaisantai Isabella… Je ne veux rien en échange alors… accepte ! »

Nous nous observâmes un moment, ne décrochant pas nos regards l'un de l'autre. Il y avait dans ses yeux une lueur que je ne lui connaissais pas et qui me poussait à lui faire confiance.

« D'accord. » Finis-je par céder.

Là-dessus, je m'éloignai. Angela devait commencer à s'impatienter.

"Bella, ça va ?"

"Euh ... Oui!" Tentai-je de la rassurer.

J'étais troublée par ce qui venait d'arriver. Le gigolo et mec le plus sexy de la Californie m'avait proposé son aide, il y avait forcément anguille sous roche...Et pourtant… j'avais accepté… j'avais du mal à me suivre par moment… lui aussi d'ailleurs.

Mes pensées furent interrompues par un Emmett déchaîné qui bondit sur le comptoir, un micro à la main.

Alice venait d'arriver près de moi, habillée comme si elle s'apprêtait à assister à la cérémonie des oscars.

Elle tenta de me dire quelque chose mais je ne pus saisir ses propos dans le brouhaha et la musique.

"Mesdames et messieurs ! Mais surtout Mesdames !" Il gratifia les filles en dessous de lui d'un clin d'œil.

"Pour votre plus grand plaisir, et parce que vous êtes vraiment formidables, le patron vous fait son show !"

Wow !

Une clameur s'éleva dans la salle alors que mon boss ouvrait sa chemise sur ses pectoraux d'acier. Il saisit des bouteilles sur le comptoir, un shaker et commença à jongler avec le tout.

Encore un que Tom Cruise avait brillamment inspiré... Mais Emmett se débrouillait bien et ce à quoi il s'adonnait avait de la classe.

Angela s'approcha et hurla dans mes oreilles. "Tu es bonne pour fermer ce soir, sa gonzesse va encore lui péter un scandale !"

La température monta d'un cran à mesure qu'il se déhanchait. La foule se massait près de lui et j'en profitai pour débarrasser les tables désertées.

Emmett continuait son cirque et je me marrai en ramassant les verres et les ramequins de tapas. Je relevai la tête et mon regard tomba soudain au fond de la salle. Sur les banquettes en cuir, Cullen tenait par la taille une belle brune pulpeuse.

La trentaine passée, habillée de façon chic, elle correspondait une nouvelle fois au profil de toutes celles que j'avais déjà vu graviter autour de lui.

Il vit que je l'observai mais détourna rapidement les yeux pour se concentrer sur... sa cliente ?

Je rejoignis le comptoir, le cœur au bord des lèvres. Comment pouvais-je maintenant douter de ses activités professionnelles...

Alice se rua sur moi et me fis signe de regarder à l'entrée du bar. Jasper venait d'entrer en compagnie d'un type aussi canon que lui.

« Le type avec Jasper ! Je le connais ! C'est Paul mon avocat ! » M'apprit Alice.

Je jetai un nouveau coup d'œil vers les deux hommes. Le fameux Paul repéra presque aussitôt Alice et lui fit un signe de la main.

« C'est le moment où jamais ! » S'exclama-t-elle.

Le petit lutin se dirigea vers les deux hommes… évidemment, l'occasion était trop belle. Elle avait flashé sur le Hot Doc' depuis si longtemps déjà. Elle salua son avocat puis porta toute son attention sur Jasper. Si nous étions dans un Manga, mon amie aurait eu de gros cœurs rouges à la place des yeux et sa langue toucherait le sol…

Alice me ferait toujours rire. Elle était unique et j'étais bien contente de l'avoir. J'espérai vraiment qu'elle allait pouvoir avancer avec Jasper ce soir. Elle méritait de trouver quelqu'un de bien… et j'étais certaine qu'il était un type bien.

La porte du bar s'ouvrit soudainement à la volée. Lauren venait d'y entrer et elle mitrailla Emmett du regard. Ça ne sentait pas bon pour lui. J'avais un peu de mal à comprendre ce qu'il pouvait bien faire avec une pouffiasse pareille !

Elle se précipita vers ce dernier. Le pauvre ne l'avait même pas encore remarqué. Il continuait à faire son show, inconscient et joyeux. Lauren bouscula toutes les personnes sur son passage jusqu'à ce qu'elle atteigne le comptoir. Lorsque le regard de mon patron se posa sur elle, il se stoppa net.

Il se dépêcha de descendre alors qu'elle avait déjà commencé à lui gueuler dessus. Angie avait raison… j'allais être bonne pour fermer…

Ne tenant sûrement pas à se donner en spectacle, Emmett tira Lauren jusque dans la réserve pour une dispute sans témoin.

Je me dirigeai alors vers la table d'Alice. Elle venait de me faire des signes… sans aucun doute pour je prenne les commandes.

Je me faufilai à travers la foule jusqu'à ce que j'arrive à leur hauteur. L'avocat d'Alice avait les yeux rivés sur moi.

« Bella, je te présente Paul… » Fit-elle en le désignant. « Et je crois que tu connais déjà Jasper. »

Contre toute attente, le dit-Paul attrapa ma main et l'effleura de ses lèvres. « Ravi de vous rencontrer Bella. »

Evidemment, le rouge me monta presque aussitôt aux joues. J'avais toujours autant de mal à contrôler mes émotions.

« Euh… Je… Moi aussi. » Bafouillai-je.

Bella ou comment passer pour une conne – Acte un million quatre cent mille !

« Je peux prendre vos commandes ? » M'empressai-je de demander, histoire de reprendre un peu de contenance.

Alors qu'ils prenaient leur temps pour faire leur choix, je tentais un coup d'œil discret vers Cullen… Je croisais son regard une fraction de seconde avant qu'il ne le détourne.

Etait-il en train de m'observer ?

Je reportai mon attention sur Jasper et Paul.

"Une pina colada pour moi." Me lança Paul avec un sourire enjôleur.

"C'est un cocktail de filles !" S'écria Alice.

"Et alors ? Je suis un homme sensible ma chérie." Il m'adressa un clin d'oeil.

OK. Il était clair que Paul en avait après mes fesses. Jasper me sourit timidement comme pour s'excuser de l'attitude à peine cachée de son pote. La gêne passée, j'avouai être un peu flattée...

Je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'oeil vers une certaine table derrière nous et eus la stupeur d'y voir Edward, les yeux fixés sur nous, les lèvres plissés à la manière de la fois où nous nous étions rencontrés à Sunset.

Serial fucker, colérique, mystérieux... Et monsieur était en plus possessif. Ce type avait tout pour plaire.

Je l'ignorai et finis par rendre son sourire à ce cher Paul.

"Et un martini." Finis par se décider Jasper.

"Très bien messieurs, je cours vous chercher tout ça. Alice, tu continues au champagne ?"

Je me la jouai un peu trop serveuse zélée... Lève le pied Bella !

Alice eut dans les yeux cette étincelle que je ne connaissais que trop bien ; elle venait d'avoir une idée lumineuse.

"Je ne sais pas si c'est raisonnable... Je dois encore conduire après la soirée." Minauda-t-elle l'air de rien.

"Jasper, tu rentres directement ?" Intervins-je."Euh... Normalement."

"Sauf s'il a mieux à faire !" Rigola Paul en lui tapant dans l'épaule.

Alice pâlit immédiatement. Sans doute parce qu'elle imaginait que le 'mieux à faire' ne la concernait pas.

"Si Alice ne tient plus debout, tu la ramèneras ? Je finis tard ce soir."

"Oui pourquoi pas." Me répondit-il nonchalamment.

Paul me fit un nouveau clin d'oeil pour me signifier que j'avais bien manoeuvré à mon tour.

Je les gratifiai d'un sourire et repartis vers le comptoir.

Angela et Mike était débordés, je n'avais plus qu'à préparer moi-même les boissons d'Alice et compagnie...

Je jetai un coup d'oeil à la salle tandis que j'ouvrais une nouvelle bouteille de champagne. Bien sûr, c'est lui que je cherchai...

Quelle ne fut pas ma surprise de ne plus le voir à la table.

Je me concentrai sur la préparation de la pina colada lorsqu'une voix de velours, la sienne, me fit sursauter.

"Tu t'amuses bien Isabella ?" Elle était empreinte cette fois d'une pointe d'amertume.

"Plutôt. Et toi ? Tu as perdu ta sangsue ?"

Il haussa les épaules et s'accouda sur le comptoir.

"L'avocaillon te plaît ?"

Ainsi donc j'avais vu juste...

"En quoi ça te regarde ? Tu baises bien avec n'importe qui !"

"Crois-moi Isabella, les bavards c'est pas un bon plan !"

"Cullen, sois la mémoire t'est revenue et tu as des truc à me dire, soit..."

J'hésitai puis finis par parler. "Soit tu me fous la paix. Une bonne fois pour toute."

Il me regarda intensément et je tournai la tête pour ne pas me laisser hypnotiser.

Puis il partit. Vite.

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POV Edward

Le jeu commençait à devenir dangereux. Pour elle, pour moi… J'avais commencé à jouer et je n'arrivais plus à m'arrêter… Ou étais-je tout simplement sorti du jeu ? La réalité m'avait-elle rattrapé ? La partie aurait dû se terminer après notre partie de jambe en l'air… comme avec toutes les autres…

Sauf que ce n'était pas le cas. J'avais pourtant cru que je pourrais y parvenir. C'était bien parti pour. Mais lorsque je l'avais vu ce soir-là à Sunset, j'avais su que je n'y parviendrais pas. Je ressentais le besoin de la protéger… encore plus maintenant que je connaissais ses plans… Bien sûr, je savais que je prenais des risques en lui proposant mon aide mais il le fallait…

Elle avait beau être une chieuse de première… une putain de chieuse de première même… je ne pouvais pas la laisser s'infiltrer dans cet univers qui n'était pas le sien. Elle ne se rendait pas compte du danger… En l'aidant, je voulais juste la tenir éloigner de ce monde… parce que je ne serai pas toujours là pour la sortir du pétrin.

Je sortie mon iPhone de ma poche et fis défiler le répertoire jusqu'à ce que je tombe sur le contact voulu.

Je portai l'appareil à mon oreille et attendit qu'il réponde.

« Bordel Cullen ! T'as vu l'heure ? Tu fais chier ! » Pesta-t-il après avoir décroché.

« J'ai besoin de tes services Jake… »

« Merde ! Ça pouvait pas attendre demain ! »

« Tu oublies que je vis en grande partie la nuit… »

Il soupira.

« T'as besoin de quoi ? » Finit-il par me demander.

« J'ai besoin d'infos sur la mère d'une… amie. »

~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x~x

"Hey tout le monde! Eh ben, eh ben... que de questions et de théories! Lol! Nos lectrices ont de l'imagination on dirait! Tu trouve pas So?"

"Hum oui ! Que d'hypothèses ! Mais jusqu'où vont-elles aller ! Merci les filles en tout cas ! Vous nous faites immensément plaisir ! Vous nous boostez à mort !"

"C'est exactement ça! Vous nous boostez... et y a d'autres choses qui nous boostent aussi... Et So?"

"Ouais Ju ?"

"J'ferais bien un p'tit tour à Saigon... Edward... le chinois de l'amant(Tony version 1992 of course… )... toi... moi! Mdr! Bordel je craque! Mais j'arrive pas à me remettre de son coup de rein..."

« On aurait pas dû regarder la télé dimanche soir, Ju... Nan, nan... Tu as vu ce que nos cerveaux imaginent... Le tout dans la moiteur des nuits saigonnaises... Nom d'une bite mais on prend l'avion quand ?"

"Deux bêtes de sexe rien que pour nous deux! Huhuhu! On prend l'avion direct! »

"*remplit frénétiquement ses douze valises* Dis Ju, on appelle Bella ou on se la joue perso sur ce coup-là ?"

"Euh... attends... laisse-moi réfléchir... oh puis merde! On part sans elle! Elle se tape déjà Edward dans toutes les fictions! Faut pas déconner non plus! Elle a droit à une pause! »

"T'as raison, faut pas déconner ! Qu'elle en laisse aux autres un peu ! Allez, on se retrouve à l'aéroport avec Eddy chéri, je suis qu'il y a moyen de commencer un peu dans l'avion..."

"Youhou! C'est parti mon kiki! A la semaine prochaine les gens!"

"Revenez nous en pleine forme dans vos reviews !"

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